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09/03/2014 09:50 EDT | Actualisé 09/05/2014 05:12 EDT

La bataille pour se faire élire dans Roberval est difficile, selon Couillard

DOLBEAU-MISTASSINI, Qc - Le chef libéral Philippe Couillard concède que la bataille pour se faire élire dans Roberval est difficile.

Cette circonscription est défendue par le péquiste Denis Trottier qui a été élu avec une avance très confortable au scrutin de 2012.

«Elle (cette bataille) est difficile et j'aime ça, j'aime ça me battre», a-t-il convenu, dimanche matin, au cours d'une conférence de presse à Dolbeau-Mistassini, à son premier passage dans la circonscription qu'il convoite depuis le début de la campagne mercredi dernier.

Il a confirmé qu'il allait faire régulièrement campagne dans la circonscription d'ici au scrutin. Son assemblée d'investiture a eu lieu dimanche après-midi à Dolbeau-Mistassini.

Il admet aussi qu'il aurait été bien plus facile d'être réélu dans Outremont, comme certaines personnes de son entourage l'auraient incité à faire.

«C'est clair que j'aurais pu faire le choix de me représenter dans une circonscription montréalaise, j'aime Montréal, je suis né à Outremont et j'y ai grandi. (...) Mais c'est ici, chez nous.»

Le député péquiste sortant, Denis Trottier, a raflé la circonscription avec une avance de près de 6000 voix aux élections de septembre 2012, dans cette région, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, traditionnellement acquise au Parti québécois. Mais les libéraux misent sur la popularité de leur chef et sur un fond solide d'électeurs libéraux.

Roberval n'a pas toujours été péquiste, en effet. La circonscription a été gagnée par les libéraux de 1988 à 1994 et de 2003 à 2007. Elle a été partagée dans les trente dernières années, mais les électeurs cette fois seront parmi les premiers à envoyer un signal de changement, soutient Philippe Couillard.

«Il y a une belle tradition libérale dans le comté de Roberval», a dit le chef du PLQ, dimanche après-midi, devant un peu plus d'une centaine de militants réunis pour son assemblée d'investiture comme candidat.

«Cela a été 50-50, libéral péquiste, depuis 30 ans, le 7 avril, ça va être 50 plus un!» a-t-il déclaré sous les applaudissements.

Par ailleurs, un gouvernement libéral jouerait encore dans le régime de redevances minières, objet de chaudes luttes dans les dernières années et finalement mis en vigueur par les péquistes en janvier.

Philippe Couillard ne veut pas que l'impôt minier de base s'applique de la même façon aux grandes entreprises qu'aux petites sociétés minières québécoises.

Le chef libéral estime qu'il s'agit de «changements mineurs», pour éviter de pénaliser de petites entreprises du Québec.

Également, un gouvernement libéral redistribuerait une partie des redevances minières, gazières et pétrolières aux communautés locales. Philippe Couillard a toutefois refusé de chiffrer la proportion des redevances qui leur irait. Cela doit faire l'objet de négociations dans le cadre du prochain pacte fiscal avec les municipalités, a-t-il ajouté.

Ce ne serait certainement pas 80 pour cent, a-t-il toutefois indiqué. M. Couillard a précisé que la grande majorité des redevances continuerait à être versée au Fonds des générations, qui vise à réduire la dette du Québec.

Enfin, il veut aussi créer des fonds de diversification économique locaux et régionaux, à même une partie des redevances distribuées.

Ces fonds serviront notamment à la formation professionnelle, à la promotion touristique, ainsi qu'à préparer les régions pour les lendemain de l'exploitations minière.

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