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09/03/2014 08:44 EDT | Actualisé 09/05/2014 05:12 EDT

Avion disparu en Asie : les pays n'avaient pas consulté les données d'Interpol

L'agence Interpol a déploré dimanche qu'aucun pays n'ait consulté sa vaste base de données avant le décollage du vol MH370 de Malaysia Airlines, puisqu'elle contenait l'information sur deux passeports volés et utilisés par des passagers de ce vol.

La direction d'Interpol a déclaré espérer que les autorités tireraient des « leçons de cette tragédie ».

On ignore encore pour l'instant si ces passeports volés ont un lien quelconque avec la disparition du Boeing 777, samedi, avec à son bord 239 passagers. L'avion effectuait la liaison entre Kuala Lumpur, en Malaisie, et Pékin, en Chine.

Ce genre de manquement ne se limite toutefois pas à ce tragique incident. Déjà, l'an dernier, des millions de passagers ont pris place à bord d'avions sans que leur passeport soit contre-vérifié dans la base de données d'Interpol, qui recense quelque 40 millions de documents de voyage perdus ou volés, selon l'organisation établie à Lyon, en France.

Interpol sonne l'alarme depuis des années et déplorait encore le mois dernier qu'une « poignée de pays » seulement utilise fréquemment sa banque de données recensant des documents émis par 167 pays. Plus de 800 millions de recherches ont été effectuées l'an dernier, mais elles provenaient, une fois sur huit, des Émirats Arabes Unis.

Le secrétaire général d'Interpol, Ronald Noble, indiquait dans un communiqué dimanche que son organisation s'interrogeait depuis longtemps à savoir pourquoi les pays attendaient qu'une tragédie se produise pour instaurer de telles mesures de sécurité.

Les passeports volés et utilisés pour monter à bord du vol de Malaysia Airlines avaient été ajoutés à la base de données d'Interpol après qu'ils aient été dérobés à l'Autrichien Christian Kozel en 2012 et l'Italien Luigi Maraldi l'an dernier, a souligné l'organisation.

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