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07/03/2014 08:58 EST | Actualisé 07/05/2014 05:12 EDT

Uranium: le PDG d'Areva reçu à Niamey par le président du Niger

Le PDG d'Areva, Luc Oursel, a été reçu vendredi à Niamey par le président nigérien Mahamadou Issoufou, alors que les discussions sur le renouvellement du contrat d'exploitation par le groupe nucléaire français de deux mines d'uranium achoppent depuis des mois.

"Luc Oursel s'est entretenu vendredi en fin de matinée avec le président du Niger, Mahamadou Issoufou", a indiqué à l'AFP la présidence nigérienne, sans plus de précision.

"Cette réunion nous a permis de progresser. C'est important aussi que nous trouvions une solution qui permette de mener nos activités minières, qui sont extrêmement importantes en terme d'emplois et de contribution fiscale pour le gouvernement nigérien", a déclaré M. Oursel à l'issue de cette rencontre.

"Il y a eu des négociations depuis longtemps. Je pense qu'aujourd'hui nous avons fait un pas significatif en avant vers la recherche d'une solution commune, et je pense que maintenant ce n'est qu'une question de temps limité avant que nous arrivions à une conclusion définitive", a-t-il poursuivi.

M. Oursel n'a cependant pas précisé la date de la fin de ces négociations.

"Une bonne négociation est une négociation qui finit quand les deux parties sont satisfaites", a-t-il simplement dit.

Une source proche des négociations avait indiqué plus tôt dans la journée que M. Oursel était arrivé dans la matinée à Niamey "afin de donner un nouvel élan aux discussions" qui butent sur des questions de fiscalité.

On ignore encore le programme et la durée du séjour de M. Oursel au Niger.

Areva et l'Etat nigérien négocient âprement depuis des mois pour prolonger de 10 ans les contrats d'exploitation de deux mines d'uranium. Niamey les estime défavorables à ce pays sahélien pauvre, pourtant quatrième producteur mondial d'uranium, qui pointe année après année en dernière position en termes d'indice de développement humain, selon l'ONU.

Le bras de fer porte principalement sur les recettes du Niger, qui souhaite soumettre les mines à une loi minière de 2006 qui ferait croître la taxation sur le minerai extrait de 5,5 à 12% et mettrait un terme à certaines exonérations fiscales.

"Cette discussion prend du temps et elle est d'autant plus difficile que le marché de l'uranium n'est pas un marché favorable en ce moment", a récemment déclaré M. Oursel. "Mais je crois que dans cette affaire il faut faire preuve de patience pour arriver à un bon accord qui sera équilibré", avait-t-il indiqué.

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