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07/03/2014 11:10 EST | Actualisé 07/05/2014 05:12 EDT

Présidentielle en Guinée-Bissau: 21 candidatures à l'étude après recours

La Cour suprême de Guinée-Bissau a reçu de nouveaux dossiers de prétendants à l'élection présidentielle du 13 avril à la faveur d'une période de recours, et doit désormais examiner au total 21 candidatures provisoires, a-t-on appris vendredi de sources officielles à Bissau.

Ce total comprend les 15 dossiers initialement retenus par l'institution judiciaire, plus trois qu'elle avait renvoyés mercredi, en donnant 24 heures aux candidats potentiels pour les compléter, a expliqué à l'AFP un responsable à la Cour suprême.

A ces 18 dossiers, se sont ajoutés trois autres qui avaient été déposés dans les délais au greffe de la Cour suprême mais n'avaient pas été transmis au président de l'institution. Ces candidatures ont été retenues après présentation de leur cachet d'accusé de réception, d'après cette source.

La Cour suprême a affiché vendredi dans ses locaux la liste des 21 candidats à la présidentielle, comprenant dix indépendants dont l'économiste et ex-responsable de la Banque mondiale Paulo Gomes.

Y figurent aussi onze porte-drapeaux de partis ou mouvements politiques dont José Mario Vaz du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, ex-pouvoir), Abel Incada pour le Parti de la rénovation sociale (PRS, opposition). Ces deux candidats déclarés partent avec les faveurs des pronostiqueurs.

La Cour suprême a aussi publié une liste de 22 partis ayant présenté des listes de candidats pour les législatives qui doivent être organisées en même temps que la présidentielle

L'institution dispose de huit jours - à compter de jeudi - pour se prononcer sur la validité des différentes candidatures reçues, d'après un décret présidentiel entériné jeudi par l'Assemblée nationale.

"Nous avons validé ce décret pour décourager ceux qui seraient tentés" de le contester en invoquant l'absence de feu vert du Parlement "pour s'opposer à la tenue des élections le 13 avril, a expliqué à l'AFP un responsable de groupe parlementaire, Dia de Sousa.

Des rumeurs avaient circulé ces dernières heures à Bissau sur un projet de demande de report des scrutins sur la base de non-validation par l'Assemblée du décret présidentiel.

Les élections en Guinée-Bissau ont été reportées plusieurs fois depuis 2013. Elles sont censées boucler la transition politique en cours depuis un coup d'Etat militaire qui, le 12 avril 2012, a renversé le régime entre les deux tours d'une présidentielle anticipée.

Ce pays d'environ 1,6 million d'habitants est en proie à une instabilité politique chronique qui y a favorisé le trafic de drogue, en faisant un terrain d'activités pour des cartels sud-américains de stupéfiants.

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