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07/03/2014 01:46 EST | Actualisé 06/05/2014 05:12 EDT

Pour Bergeron, la CAQ défend seulement le 450

Lors de la dernière campagne électorale, les membres de la Coalition avenir Québec et leur chef, François Legault, avaient tenu « des propos anti-Montréal et anti-Projet Montréal », a dénoncé vendredi le chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville, Richard Bergeron.

M. Bergeron ne s'étonne donc pas que la CAQ ne considère pas le recouvrement de l'autoroute Ville-Marie - un projet qu'il parraine - comme une priorité.

Selon lui, la CAQ n'a pas d'intérêts politiques à défendre les projets montréalais pendant la campagne électorale, puisque ce parti est dédié aux circonscriptions en banlieue de la métropole, croit-il. « La position de la CAQ est vraiment décevante. Mais on sait que la CAQ n'a pas d'élus sur l'île de Montréal et n'anticipe pas en avoir. »

Le recouvrement de l'autoroute Ville-Marie était l'une des priorités de Projet Montréal lors de la campagne municipale de novembre. En février, le maire de Montréal, Denis Coderre, a annoncé que la Ville irait de l'avant avec ce projet, qui demande cependant la participation du gouvernement provincial.

Ce vaste chantier prévoit un espace terrestre fonctionnel et accueillant qui reliera harmonieusement le Vieux-Montréal, le centre-ville et le quartier du nouveau CHUM en recouvrant la tranchée de l'autoroute Ville-Marie qui coupe actuellement le secteur en deux.

Une pique contre LeBouyonnec

Le candidat de la CAQ dans La Prairie, Stéphane Le Bouyonnec, a déclaré jeudi qu'il ne comprenait pas pourquoi le maire de Montréal, Denis Coderre, avait confié le dossier du recouvrement de l'autoroute Ville-Marie à Richard Bergeron, dont il disait qu'il n'était pas reconnu pour son réalisme économique.

En conférence de presse vendredi, M. Bergeron a à son tour critiqué les compétences économiques du candidat caquiste. « À ma connaissance, la personne qui a dit ça a fait faillite. Moi, je n'ai pas fait faillite dans ma vie, j'ai toujours vécu à la hauteur de mes moyens », a-t-il lancé.

Le chef de projet Montréal a ajouté qu'il trouvait le commentaire de M. Le Bouyennec très bas. « La réplique que j'ai faite n'est pas très haute non plus », a-t-il aussitôt reconnu en riant.

Sur Twitter, Stéphane Le Bouyennec a répondu à l'attaque de Richard Bergeron :

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