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07/03/2014 05:42 EST | Actualisé 07/05/2014 05:12 EDT

Pékin envisage d'obliger les cadres à déclarer leurs actifs immobiliers (média)

La municipalité de Pékin étudie une mesure qui obligerait les cadres locaux à déclarer leurs actifs immobiliers, a indiqué un média officiel, à la suite de plusieurs scandales ayant impliqué des responsables au patrimoine impressionnant.

La capitale chinoise étudie la mise en oeuvre d'un système dans lequel les cadres de l'administration locale seraient obligés de déclarer l'ensemble de leurs propriétés et d'en détailler la taille, le type et l'emplacement, a rapporté les Nouvelles de Pékin, citant le vice-maire de la ville Li Shixiang.

L'article ne précise pas si ces informations seraient seulement destinées à l'usage interne du Parti communiste ou bien rendues publiques.

Cette mesure est évoquée alors que s'intensifie le mécontentement populaire contre la folle envolée des prix des appartements (+30% sur un an à Pékin) et un marché immobilier plébiscité par les responsables politiques corrompus, désireux de camoufler leurs fortunes mal acquises.

Dans un cas très médiatisé l'an dernier, la vice-présidente d'une banque du Shaanxi (nord) et membre d'une assemblée politique locale avait été condamnée à trois ans de prison pour avoir acheté plus de 40 propriétés sous quatre identités distinctes.

De son côté, Zhao Haibin, un responsable de la police et membre du Parti communiste dans la province du Guangdong (sud), avait été limogé l'an dernier après des enquêtes journalistiques faisant état des 192 logements qu'il possédait dans différentes villes.

De nombreux activistes se battent en Chine pour exiger davantage de transparence sur le patrimoine des responsables politiques, mais en dépit de la campagne anticorruption vantée par le gouvernement, plusieurs de ces militants ont été emprisonnés pour "troubles à l'ordre public".

Le président chinois Xi Jinping, en poste depuis un an, a promis d'être inflexible face à la corruption endémique à tous les niveaux du Parti, mais selon les experts, seules des réformes structurelles du système politique permettraient réellement d'enrayer le phénomène.

fms-jug/abk

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