BLAINVILLE, Qc - La chef péquiste Pauline Marois a évoqué l'indépendance du Québec, vendredi, comme seul moyen pour garantir que le projet d'oléoduc d'Enbridge respectera les exigences de son gouvernement.

Mme Marois a relevé des différences significatives entre les conditions fixées par Québec et celles de l'Office national de l'énergie (ONÉ), pour que le projet aille de l'avant.

De passage à Blainville en marge de la campagne électorale, Mme Marois a rappelé que son gouvernement était d'accord avec l'inversion du flux de l'oléoduc 9B à certaines conditions, notamment les garanties financières en cas d'accident ou encore les tests de résistance qui devraient être faits sur le pipeline.

«Si Enbridge n'accepte pas ça, quels sont les autres moyens qui sont à notre disposition? Pour l'instant, ce qu'on me dit, c'est que c'est l'Office national de l'énergie qui a l'autorité sur cette question», a-t-elle dit.

Les producteurs agricoles estiment toutefois que le gouvernement du Québec peut et doit intervenir pour qu'Enbridge se plie aux recommandations de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles (CAPERN).

De leur côté, les groupes environnementaux estiment que le gouvernement Marois récolte ce qu'il a semé en adoptant la politique de la chaise vide et en refusant — pour des raisons politiques — d'aller défendre les recommandations de l'Assemblée nationale devant l'Office.

La CAPERN avait émis 18 recommandations pour permettre que le projet aille de l'avant, dont la création d'un fonds d'urgence de 1 milliard $ en cas de déversement et l'obligation de mener des tests hydrostatiques avant l'inversion et d'en rendre publics les résultats, deux conditions jugées importantes et qui n'ont pas été retenues par l'Office.

Pauline Marois a affirmé que des démarches seront tentées pour obtenir des engagements de la part de l'entreprise albertaine, mais elle a souligné que les autorités québécoises n'ont aucun pouvoir sur ce projet.

«C'est l'ONÉ qui a l'autorité sur Enbridge pour qu'elle puisse ou non inverser le pipeline, a-t-elle dit. Dans un État indépendant, et libre, et souverain, c'est nous qui poserions les conditions.»

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, estime que l'argumentaire de la première ministre ne tient pas la route. Et selon lui, Mme Marois ne peut simplement «faire sa Ponce Pilate et se laver les mains» face à cette décision.

«Si elle veut faire respecter les exigence minimales de l'ONÉ, elle pourrait utiliser des leviers, par exemple exiger des redevances», a-t-il suggéré en entrevue téléphonique.

Et sa réaction concernant la différence entre les conditions de Québec et de l'ONÉ «n'est pas crédible». Il dit avoir observé, en commission parlementaire, «un appui très senti» au projet.

De son côté, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a indiqué qu'il était d'accord avec le principe d'ouvrir les portes à une source d'énergie additionnelle au Québec, puisque cela pourrait avoir un effet à la baisse sur les prix de l'énergie.

Il ne faut cependant pas que le tout se fasse au détriment de l'environnement et de la sécurité des citoyens, ni celui des intérêts des Québécois.

«Ce que je comprends, c'est que le projet n'est pas prévu, en tout cas officiellement, pour passer sur le territoire du Québec et éventuellement aller dans des bateaux à l'extérieur. Si c'est le cas, il devrait y avoir une redevance payée au Québec», a fait valoir le chef caquiste, de passage à Montréal dans le cadre de la campagne électorale.

Le président de l'Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau, a contesté l'interprétation de Mme Marois à l'effet que la décision ne relève que de l'ONÉ.

«Le gouvernement du Québec a quand même toujours un pouvoir. C'est notre territoire et le ministère de l'Environnement doit être impliqué», a-t-il affirmé, rappelant que le pipeline traverse plus de 200 terres agricoles dont les propriétaires ont toutes les raisons d'être inquiets.

«Ce pipeline est en opération depuis 1976. C'est ça qui inquiète le plus. J'ai entendu cette semaine qu'Enbridge va changer un tronçon d'un pipeline qui a 40 ans d'âge. On arrive au 40 ans ici aussi», a-t-il dit.

La semaine dernière, M. Groleau se trouvait aux côtés du maire de Montréal et président de la Communauté métropolitaine, Denis Coderre, qui avait promis de s'opposer au projet d'inversion si les 18 recommandations de la CAPERN n'étaient pas suivies.

«J'ai dit oui, mais... Si le "mais" n'est pas respecté, ça va être non», avait alors déclaré le maire Coderre. Or, cette fermeté ne semble plus aussi rigide au lendemain de la décision de l'ONÉ.

Dans un communiqué diffusé jeudi soir, M. Coderre a déploré l'absence de fonds d'urgence, mais a ajouté que «les municipalités du Grand Montréal resteront vigilantes au cours de la réalisation du projet ainsi que pendant l'exploitation de l'oléoduc», laissant ainsi entendre qu'il se trouvait devant un fait accompli sans jamais faire référence à son «non» de la semaine dernière.

Sans surprise, le directeur général d'Équiterre, Sidney Ribaux, a condamné la décision de l'Office, comme l'ont fait plusieurs groupes environnementaux: «Les conditions ne répondent pas à nos demandes et ne sont pas suffisamment contraignantes selon nous».

M. Ribaux n'est toutefois guère surpris de cette décision, estimant qu'elle est le résultat des nouvelles règles mises en place par le gouvernement conservateur de Stephen Harper qui a confié à l'Office le volet d'évaluation environnementale alors qu'il n'est pas outillé pour le faire.

«Le gouvernement Harper a mis en place le cadre réglementaire qui faisait l'affaire du secteur pétrolier et qui atteignait ses objectifs de développer le secteur des sables bitumineux de l'Ouest. (...) Une fois cela dit, est-ce que l'Office aurait pu imposer davantage de contraintes à Enbridge? Oui, certainement», a soutenu M. Ribaux.

Les milieux d'affaires, qu'il s'agisse des différentes chambres de commerce, du Conseil du patronat du Québec (CPQ), de Manufacturiers et exportateurs et même du Conseil provincial des métiers de la construction, ont accueilli très favorablement la décision pour des raisons de développement économique.

Cependant, les gens d'affaires sont aussi préoccupés par les garanties réclamées par le milieu. Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, a déclaré que le projet «doit s'accompagner de mesures irréprochables et transparentes en matière de sécurité, tant pour la population que pour l'environnement».

M. Leblanc s'est aussi dit d'avis qu'Enbridge «devra prendre en compte les recommandations exprimées par l'Assemblée nationale du Québec».

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  • Deux membres des Femen ont voulu perturber le point de presse du chef libéral Philippe Couillard en après-midi, dans un parc de Montréal. À quelques jours du scrutin du 7 avril, le chef du PLQ s'est engagé à <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/04/couillard-rendra-publics-les-avis-juridiques-sur-la-charte-une-fois-au-pouvoir_n_5091779.html" target="_blank">rendre publics les avis juridiques</a>, jusqu'ici gardés secrets, sur le projet de charte des valeurs.

  • En conférence de presse vendredi matin à Victoriaville, le chef de la CAQ, François Legault, a précisé quelles seraient les <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/04/-la-charte-des-contribuables-loi-1-de-la-caq_n_5091293.html" target="_blank">premières mesures qu'il adopterait </a>à titre de premier ministre du Québec. Grâce à la loi 1, a déclaré M. Legault, il n'y aurait plus de « folies » comme celles qui ont été faites par le Parti libéral avec la taxe santé et avec le Part québécois avec l'augmentation des tarifs de garderies et des tarifs d'électricité.

  • La chef du Parti québécois, Pauline Marois, est en plein sprint électoral, à quelques jours du vote du 7 avril. Elle était d'ailleurs de passage dans la circonscription de Laval-des Rapides afin de faire campagne auprès de son candidat Léo Bureau-Blouin et du canadidat de Saint-Jérôme Pierre Karl Péladeau.

  • <strong>3 avril 2014: JOUR 30 DE LA CAMPAGNE</strong>

  • Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, coupe une carte de crédit lors d'un discours sur la dette du Québec prononcé devant un tableau électronique effrayant qui montrait en temps réel la progression de la dette. M. Legault a rappelé que le Québec <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/03/francois-legault-equilibre-budgetaire_n_5083470.html" target="_blank">a déjà une dette de 265 milliards $</a>, en incluant les sociétés d'État. Elle croît de 17 000 $ par minute, de 20 millions $ par jour, a-t-il illustré.

  • Le chef du Parti libéral, Philippe Couillard, s'adresse à ses militants lors de son passage à Granby. Lors de cette journée de campagne, il a notamment <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/03/ministre-pme-parti-liberal_n_5083855.html" target="_blank">promis de nommer un ministre délégué aux Petites et moyennes entreprises</a> (PME).

  • La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a promis des baisses d'impôts dès que des surplus budgétaires le permettront, lors d'un <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/03/pauline-marois-promet-des-baisses-dimpots-apres-le-retour-a-lequilibre-budgetaire_n_5085918.html" target="_blank">discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain</a> (CCMM)

  • <strong>2 avril 2014: JOUR 29 DE LA CAMPAGNE</strong>

  • La chef du Parti québécois, Pauline Marois, tente de se protéger du vent auprès du candidat du PQ Sylvain Gaudreault, lors d'une conférence de presse à Montréal, le mercredi 2 avril 2014. Lors de cette journée, Pauline Marois a précisé, entre autres, que les employés de la fonction publique qui refuseront de retirer leurs signes religieux au travail <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/02/charte-de-laide-pour-relocaliser-les-employes-congedies-dit-marois_n_5076296.html" target="_blank">recevront de l'aide pour se trouver un nouveau poste</a> dans le secteur privé, a déclaré mercredi la chef péquiste Pauline Marois.

  • Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, était de passage à Trois-Rivières. Lors de cette 29e journée de campagne, il <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/02/gaetan-barrette-indemnite-normale_n_5076578.html" target="_blank">a dû défendre son candidat dans La Pinière</a>, Gaétan Barrette, qui a obtenur une indemnité de départ de 1,2 million de dollars lorsqu'il a quitté la présidence de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).

  • Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, était de passage dans une usine de meubles de L'Épiphanie. Lors de cette journée de campagne, il a <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/02/prime-de-depart--gaetan-barrette-doit-rembourser-ou-partir-selon-francois-legault_n_5076596.html" target="_blank">dénoncé la prime de départ </a>de 1,2 million de dollars accordée au candidat libéral Gaétan Barrette en quittant la présidence de la Fédération des médecins spécialistes.

  • <strong>1er avril 2014: JOUR 28 DE LA CAMPAGNE</strong>

  • Du côté de Granby, Pauline Marois s'est engagée à doter le Québec d'une <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/01/dons-de-prete-noms-marois-croit-que-les-allegations-contre-son-mari-ont-ete-faites-par-vengeance_n_5069111.html" target="_blank">politique nationale de prévention en santé</a>, comme elle l'avait évoqué lors de son discours inaugural, en octobre 2012.

  • Un gouvernement de la Coalition Avenir Québec <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/01/la-caq-annulerait-la-hausse-tarifs-electricite_n_5069114.html" target="_blank">annulerait la hausse de 4,3 pour cent </a>des tarifs d'électricité dès le lendemain des élections, a affirmé François Legault, alors qu'il était de passage à Saint-Hyacinthe.

  • Le chef du Parti libéral, Philippe Couillard, prononçait un discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

  • <strong>31 mars 2014: JOUR 27 DE LA CAMPAGNE</strong>

  • La chef du Parti québécois, Pauline Marois, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/31/claude-blanchet-financement-pq-pauline-marois-nie-informations_n_5065549.html" target="_blank">nie les révélations de Radio-Canada</a>. Selon une déclaration assermentée d'un homme d'affaires obtenue par l'équipe d'<em>Enquête</em>, Claude Blanchet aurait sollicité deux dirigeants de firmes de génie-conseil en 2007 et en 2008 pour financer les campagnes politiques de sa femme Pauline Marois. Certains de ces dons ont été faits par des prête-noms.

  • La crainte de l'intégrisme est l'affaire des banlieues de Montréal, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/31/la-crainte-de-lintegrisme-est-laffaire-des-banlieues-de-montreal-selon-legault_n_5062310.html" target="_blank">a affirmé le chef de la CAQ François Legault</a>.

  • Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, était à court de mots,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/31/janette-bertrand-philippe-couillard-charte_n_5062374.html" target="_blank"> lundi, à Québec</a>, pour exprimer son indignation de voir le parti dirigé par Pauline Marois «programmer une crise sociale majeure» pour arriver à ses fins et réaliser l'indépendance.

  • <strong>27 mars 2014: JOUR 23 DE LA CAMPAGNE</strong>

  • Pauline Marois, après le deuxième débat des chefs

  • François Legault, après le deuxième débat des chefs

  • Philippe Couillard, après le deuxième débat des chefs

  • <strong>26 mars 2014: JOUR 22 DE LA CAMPAGNE</strong>

  • Philippe Couillard rencontrait Denis Coderre, mercredi le 26 mars. Le chef libéral a plaidé <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/26/philippe-couillard-plaide_n_5034610.html" target="_blank">pour une relation plus adulte</a> avec Montréal.

  • François Legault, en conférence de presse à Montréal le 26 mars.

  • <strong>25 mars 2014: JOUR 21 DE LA CAMPAGNE</strong>

  • Pauline Marois se trouvait dans une garderie de Blainville

    Le Parti québécois, qui affirme être le seul à proposer de consolider le réseau des services de garde, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/25/pauline-marois-controverses-liberales-services-de-garde_n_5029443.html" target="_blank">garantit l'accès à une place en garderie</a> pour chaque enfant qui en aura besoin en 2017. Il promet en outre de mettre en place un guichet unique pour les services de garde et de s'attaquer au problème de la conciliation travail-famille. Pauline Marois se trouvait pour l'occasion dans une garderie de Blainville.

  • Pauline Marois s'amuse avec une petite fille, sous l'oeil des caméras!

  • Le chef de la CAQ, François Legault, a visité un salon de quille à L'Assomption.

  • <strong>24 mars 2014: JOUR 20 DE LA CAMPAGNE</strong>

  • François Legault, chef de la CAQ, et sa conjointe étaient à Trois-Rivières pour annoncer qu'un gouvernement caquiste<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/24/caq-programme-radission-transport-maritime_n_5020991.html" target="_blank"> lancerait le programme Radisson</a>, doté d'une enveloppe de 75 millions sur cinq ans, pour mettre sur pied des pôles intermodaux dans la Vallée-du-Saint-Laurent.

  • La chef du Parti québécois, Pauline marois, a visité l’entreprise Trans-Herbe à Saint-Bruno-de-Montarville.

  • <strong>23 mars 2014: JOUR 19 DE LA CAMPAGNE</strong>

  • François Legault à Saint-Nicolas

  • Pauline Marois en visite à Sainte-Angèle-de-Prémont

  • Philippe Couillard à Québec avec le candidat Michel Matte et son petit-fils Julien

  • François Legault à Saint-Nicolas

  • <strong>22 mars 2014: JOUR 18 DE LA CAMPAGNE</strong>

  • François Legault avec son épouse Isabelle Brais à Québec

  • <strong>21 mars 2014: JOUR 17 DE LA CAMPAGNE</strong>

  • Pauline Marois salue l'épouse de Jacques Parizeau, Lisette Lapointe

  • Pauline Marois discute avec François Legault à Québec

  • Philippe Couillard et François Legault discutent à Québec

  • <strong>20 mars 2014: JOUR 16 DE LA CAMPAGNE</strong>

  • Philippe Couillard a rencontré ses conseillers pour se préparer au débat des chefs le jeudi 20 mars 2014.

  • <strong>19 mars 2014: JOUR 15 DE LA CAMPAGNE</strong>

  • En ce 15e jour de campagne électorale, Philippe Couillard a débuté sa tournée des stations de radio de Québec avec un arrêt à Radio X, CHOI 98,1 FM, le mercredi 19 mars 2014.

  • François Legault a présenté, mercredi le 19 mars, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/19/plateforme-electorale-caq-francois-legault_n_4992822.html" target="_blank">la plateforme électorale de la CAQ</a>.

  • <strong>18 mars 2014: JOUR 14 DE LA CAMPAGNE</strong>


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  • Prolongement du North East — Access Pipeline

    Longueur : 297 km. Capacité : 350 000 barils par jour de bitume dilué. Investissements : non-disponible. Expansion d'un système d'oléoducs déjà en service. De Conklin, lieu d'extraction des sables bitumineux, jusqu'au terminal Sturgeon, près de Redwater, tous deux en Alberta. Le projet est peu controversé puisque d'autres pipelines existent déjà, presque sur les mêmes tracés. La construction est donc déjà amorcée. Source : Canadian Energy Pipeline Association

  • Northern Gateway — Enbridge

    Longueur : 1,177 km Capacité prévue : 525 000 barils de pétrole par jour Investissements : 5,5 milliards de dollars Enbridge cherche à exporter du pétrole vers la Chine depuis un terminal sur la côte ouest. Le projet est cependant sur la glace. Le gouvernement provincial de la Colombie-Britannique a refusé d'y donner son aval, considérant qu'Enbridge n'a pas donné de réponse satisfaisante aux inquiétudes de la population et des Premières Nations. Source : Canadian Energy Pipeline Association

  • Ligne 9B — Enbridge

    Longueur : 639 km Capacité : 300 000 barils de pétrole par jour Investissements : 110 millions de dollars (aucune nouvelle construction nécessaire) Un plan B qui devient crucial. Puisque le pétrole albertain se dirige vers une impasse avec deux projets freinés (Northern Gateway et Keystone XL), l'industrie cherche des débouchés à l'Est. Enbridge voudrait inverser le flux de l'oléoduc existant, pour acheminer du pétrole de North Westover (Ontario) jusqu'à Montréal. La compagnie Enbridge promet de fournir un pétrole brut moins dispendieux que celui actuellement importé de l'étranger. Les environnementalistes déplorent que le pétrole des sables bitumineux soit particulièrement polluant. Quelques groupes ont également évoqué des inquiétudes sur la sécurité du transport, rappelant qu'Enbridge a été reconnue responsable de plusieurs déversements aux États-Unis, dont celui de plus de 3 millions de litres au Michigan. La décision est attendue au début 2014. Source : Canadian Energy Pipeline Association

  • Oléoduc Énergie Est — TransCanada

    Longueur totale : 4500 km Capacité : 1 million de barils de pétrole brut par jour Investissements : 12 milliards de dollars L'objectif est de convertir 3000 km de gazoduc en oléoduc entre l'Alberta (Hardistry) et l'Ontario et construire un pipeline supplémentaire de 1400 km jusqu'à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick. Le Québec deviendrait donc un endroit de transit. L'étude du projet qui nécessite de nouvelles infrastructures d'envergure pourrait être assez longue. Il ne démarrera pas avant 2017. Source : Canadian Energy Pipeline Association

  • Keystone XL — Trans Canada

    Longueur : nouveau tronçon de 2000 km. Capacité : 830 000 barils de pétrole par jour Investissements : 7 milliards de dollars. L'industrie albertaine des sables bitumineux cherche à exporter le pétrole de l'Alberta jusqu'aux raffineries du Texas, pour le marché américain. Le projet affronte de l'opposition locale, puisque l'on redoute que les impacts économiques soient faibles et parce que le pétrole des sables bitumineux est réputé très polluant. Le président Obama hésite à approuver cet oléoduc. Source : Canadian Energy Pipeline Association

  • Expansion du pipeline Trans Mountain — Kinder Morgan

    Longueur : 1150 km sont déjà en place, l'expansion prévoit 980 km supplémentaires pour transporter du pétrole brut. Capacité : Faire passer la capacité de 300 000 à 890 000 barils par jour. Investissements : 5,4 milliards de dollars Il s'agit de doubler l'oléoduc déjà existant pour en augmenter la capacité, en conservant à peu près le même tracé. Des inquiétudes ont été soulevées quant à la sécurité du transport par oléoduc, puisque des fuites des tuyaux de cette compagnie sont survenues à plusieurs reprises dans les dernières années. La plus récente anomalie, en juin 2013, aurait laissé échapper jusqu'à 4000 litres. Source : Canadian Energy Pipeline Association

  • Programme « light oil access » — Enbridge

    Longueur : plusieurs projets. Capacité totale : acheminement d'environ 400 000 barils supplémentaires par jour Investissements : 6,2 milliards de dollars pour l'évaluation préliminaire. En réponse aux changements dans la production et la demande en Amérique du Nord, on veut approvisionner davantage les raffineries de l'Ontario, du Québec et du Midwest américain. Au programme : expansion des canalisations, augmentation de la puissance de pompage et de la capacité des terminaux. Les différents projets devraient être sur pied entre 2014 et 2016. Source : Canadian Energy Pipeline Association