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07/03/2014 08:07 EST | Actualisé 07/05/2014 05:12 EDT

Nicolas Sarkozy sur écoute en 2013 par la justice française

Selon le journal Le Monde, les enquêteurs français tentaient d'en savoir plus sur le possible soutien financier du dictateur libyen Mouammar Khadafi à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007.

Deux de ses anciens ministres de l'Intérieur, Claude Guéant et Brice Hortefeux, auraient aussi été mis sur écoute dans cette affaire, écrit le quotidien français.

Lors de l'écoute des échanges téléphoniques de Nicolas Sarkozy et des deux ministres, les juges Serge Tournaire et René Grouman, chargés d'enquêter sur cette affaire de financement illégal, ont entre autres découvert une « proximité gênante » entre Brice Hortefeux et l'ancien patron de la police judiciaire de Paris, Christian Flaesh.

Trois téléphones cellulaires

Les deux juges découvrent ensuite que Nicolas Sarkozy possède un deuxième téléphone cellulaire enregistré sous un autre nom qu'il utilise pour ses conversations confidentielles.

Aussitôt, le deuxième téléphone est mis sur écoute. Or, surprises, les deux juges découvrent alors l'existence d'un troisième téléphone cellulaire acheté cette fois par l'avocat de Nicolas Sarkozy pour échanger en toute confidentialité avec son client.

Un informateur à la Cour de cassation

Toujours selon Le Monde, les juges apprennent ensuite que l'ex-président et son conseil sont très bien renseignés sur une affaire judiciaire en Cour de cassation qui implique la légalité de la saisie des agendas privés et officiels de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt.

Les écoutes téléphoniques révèlent enfin que le premier avocat général de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, était très près de l'avocat de Nicolas Sarkozy et qu'il aurait renseigné le bureau de Nicolas Sarkozy sur les travaux internes de la Cour de cassation. En contrepartie, Gilbert Azibert  aurait reçu un coup de main pour l'obtention d'un poste de conseiller d'État à Monaco.

Les autorités françaises ont perquisitionné mardi les domiciles et les bureaux de Gilbert Azibert et de l'avocat Thierry Herzog.

Un coup monté selon l'avocat de Nicolas Zarkozy

Selon l'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, l'ex-président pourrait être toujours sous écoute téléphonique. D'après le juriste, cette affaire est un règlement de compte politique monté de toutes pièces. Me Herzog entend bien le démontrer, « le moment venu ».

Me Herzog estime également qu'il est scandaleux et illégal d'écouter les conversations privées d'une personne avec son avocat.

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