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07/03/2014 07:39 EST | Actualisé 07/05/2014 05:12 EDT

L'ancienne copine de Pistorius témoigne lors de son procès

PRETORIA, Afrique du Sud - Oscar Pistorius a déclaré au téléphone à un garde de sécurité inquiet que tout allait «bien» après que des voisins aient entendu des coups de feu provenant de la maison de l'athlète paralympique sud-africain, le matin où il a abattu sa petite amie, révèle un témoignage entendu vendredi lors de son procès pour meurtre.

Le garde de sécurité Pieter Baba a affirmé que Pistorius l'a rappelé rapidement après leur première conversation, puis qu'il s'est mis à pleurer sans rien dire avant que la communication ne soit rompue. Cela s'est produit quelques minutes seulement après que Pistorius ait tiré plusieurs coups de feu dans la porte de sa salle de bain, atteignant mortellement Reeva Steenkamp.

Pistorius prétend depuis le début qu'il croyait être confronté à un cambrioleur.

«Tout n'allait pas aussi bien que ce que M. Pistorius me racontait», aurait dit M. Baba à un autre garde alors qu'ils se tenaient devant la maison du coureur, très tôt le matin du 14 février 2013.

M. Baba a témoigné après qu'une ancienne petite amie de Pistorius, Samantha Taylor, ait dévoilé des détails dommageables à sa réputation.

Mme Taylor, qui a pleuré à deux reprises pendant son témoignage, a raconté que Pistorius était armé «en tout temps» pendant leur relation. Elle s'est souvenue qu'il se soit souvent emporté contre elle ou contre ses amies, et a relaté un incident où il aurait tiré un coup de feu par le toit ouvrant de sa voiture après avoir été arrêté par la police pour excès de vitesse.

Mme Taylor a témoigné qu'ils se sont laissés après qu'il ait eu une aventure avec Mme Steenkamp. L'avocat de Pistorius, Barry Roux, dit être en mesure de prouver que les allégations d'infidélité sont fausses.

Un autre voisin de Pistorius a quant à lui témoigné avoir lui aussi entendu un homme crier et une femme hurler le matin où l'athlète a abattu sa petite amie.

Le docteur Johan Stipp — qui avait relaté, jeudi, avoir vu Mme Steenkamp étendue au sol, sans vie, pendant que Pistorius priait et pleurait à côté d'elle pour qu'elle survive — a ajouté qu'il a entendu des coups de feu au même moment.

Le procureur Gerrie Nel lui a demandé si ces sons pouvaient être ceux de Pistorius défonçant la porte de la salle de bain à coups de maillet de cricket pour rejoindre Mme Steenkamp, mais M. Stipp a répondu que les coups étaient trop rapprochés un de l'autre pour que cela soit possible.

La séquence des événements est de première importance dans cette affaire.

Pistorius prétend avoir crié avant d'ouvrir le feu, puisqu'il croyait avoir affaire à un cambrioleur. Il affirme avoir aussi crié après, mais que Mme Steenkamp n'a pas émis un son du début à la fin.

Le docteur Stipp, qui habite la maison derrière et de l'autre côté de la rue de celle de Pistorius, a plusieurs fois utilisé le mot «enchevêtrés» pour décrire les cris de l'homme et les hurlements de la femme, expliquant que les deux semblaient se produire en même temps. Les procureurs maintiennent que Pistorius et sa copine se sont querellés avant qu'il ne tire sur elle, au travers de la porte de la salle de bain où elle avait trouvé refuge.

L'avocat de Pistorius, Barry Roux, a quant à lui indiqué que des tests démontreront plus tard que M. Stipp ne peut pas avoir entendu une femme crier depuis la salle de bain, au moment où l'athlète ouvrait le feu. Me Roux a aussi demandé à M. Stipp si les cris de la femme étaient «terrifiants», comme l'ont décrit deux autres témoins.

«Non, pas à ce moment», a admis le médecin.

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