POLITIQUE
07/03/2014 02:47 EST | Actualisé 07/05/2014 05:12 EDT

Élections 2014 - Françoise David dénonce le sous-financement des groupes d'aide aux femmes

PC

MONTRÉAL - À la veille du 8 mars, la coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a critiqué le gouvernement péquiste sortant, qui dit se battre pour l'égalité des femmes, mais qui n'augmente pas les sommes octroyées aux services communautaires destinés aux femmes.

Pour illustrer son propos, Mme David s'est rendue vendredi dans une ressource communautaire de son comté de Gouin, à Montréal, qui vient justement en aide aux jeunes mères monoparentales. Les appartements supervisés Augustine-Gonzalez offrent de l'hébergement, mais aussi de l'aide pour que la jeune mère apprenne son rôle de mère et élabore son projet de vie en retournant, par exemple, aux études.

«Qu'est-ce qu'on entend partout? De l'Agence, du CSSS _ et je sais que c'est vrai: c'est 'on n'a pas d'argent, parce que le gouvernement n'en donne pas'. Le gouvernement coupe. Comment est-ce qu'on peut prétendre travailler dans l'intérêt des femmes en coupant systématiquement dans l'argent qui va financer des services aux femmes? Illogique!» s'est exclamée Mme David.

L'organisme Appartements supervisés Augustine-Gonzalez, qui cite l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, se dit sous-financé de près de 500 000 $. Il ne peut donc embaucher tout le personnel qu'il voudrait pour soutenir ces jeunes mères.

Depuis sa création, il y a 16 ans, il est venu en aide à 250 jeunes mères de 16 à 22 ans qui ont mis au monde 250 enfants en santé. Il offre de l'hébergement individuel à 15 jeunes mères avec leur enfant, afin qu'elles puissent développer un lien affectif avec lui. Plusieurs sont retournées aux études après avoir mis au monde leur enfant, certaines se sont même rendues au cégep ou à l'université, ou sur le marché du travail. Avant d'entrer dans ces appartements supervisés, ces jeunes femmes enceintes étaient souvent sans domicile fixe ou sans appartement à elle.

Mme David a donc dénoncé non seulement le sous-financement de ces organismes communautaires qui viennent en aide aux femmes, mais aussi le manque de prévisibilité à moyen terme des budgets accordés, qui les empêche de planifier pour plus d'une année à la fois.

L'automne dernier, le gouvernement a tout de même annoncé l'octroi d'une aide supplémentaire de 40 millions $ pour les groupes communautaires.

Mais Mme David s'en montre insatisfaite. «C'est très, très, très en-deçà des demandes des organismes communautaires. C'est sûr que c'est mieux que rien, mais quand on voit que dans un seul organisme, on aurait besoin de 500 000 $ additionnels simplement pour s'organiser convenablement... Alors vous comprenez que proposer 40 millions $ à quelque 6000 à 8000 organismes communautaires au Québec, c'est un petit peu dérisoire», s'est exclamée la députée de Gouin et coporte-parole de Québec solidaire.

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