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06/03/2014 04:49 EST | Actualisé 06/05/2014 05:12 EDT

Wall Street: le S&P 500 à un nouveau record grâce à de bons chiffres sur l'emploi

Wall Street a terminé sur une note contrastée jeudi, le S&P 500 battant un nouveau record grâce à de bons chiffres sur l'emploi, mais les investisseurs faisant aussi preuve d'une certaine prudence face à l'évolution de la crise en Ukraine.

Selon les résultats définitifs, l'indice S&P 500, très suivi par les investisseurs, s'est adjugé 0,17% (+3,22 points) à 1.877,03 points.

Le Dow Jones Industrial Average s'est apprécié de 0,38% (+61,71 points) à 16.421,89 points, mais le Nasdaq, à dominante technologique, a cédé 0,13% (-5,85 points) à 4.352,13 points.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis ont chuté bien plus fortement que prévu pour la semaine close le 1er mars, et sont descendues à leur plus bas niveau depuis la semaine du 30 novembre.

A la lumière de ces chiffres encourageants, "les investisseurs anticipent la diffusion vendredi d'un rapport un peu meilleur que prévu" sur le marché de l'emploi en février aux États-Unis, un indicateur majeur pour évaluer la vigueur de la reprise de la première économie mondiale, a estimé Michael Gayed de Pension Partners.

"On retenait un peu notre souffle car on craignait que le mauvais temps continue à peser sur les embauches", a renchéri Alan Skrainka de Cornerstone Asset Management, en rappelant que mercredi la société ADP avait fait part d'une augmentation moins forte que prévu des créations d'emplois dans le secteur privé en février.

Les données sur l'emploi ont atténué l'annonce jeudi du retrait plus fort que prévu des commandes reçues par les industries manufacturières aux Etats-Unis en janvier ou de la nette décélération des gains de productivité aux Etats-Unis au quatrième trimestre 2013.

Les acteurs du marché ont aussi été encouragés par la Banque centrale européenne (BCE) qui, confiante dans l'affermissement de la reprise économique en zone euro, a laissé son principal taux d'intérêt directeur inchangé jeudi.

Son président Mario Draghi, qui a récemment battu en brèche la prophétie de menaces de déflation, a aussi répété que "les perspectives d'inflation (étaient) bien ancrées".

Les acteurs du marché ont dans le même temps surveillé avec attention la situation en Ukraine, source d'incertitude.

Le Parlement de Crimée a fait jeudi un pas de plus vers la partition en demandant à Vladimir Poutine le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie, alors que les Occidentaux ont annoncé une série de sanctions économiques et diplomatiques contre Moscou.

Le marché obligataire a terminé en nette baisse. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a progressé à 2,737% contre 2,698% mercredi soir et celui à 30 ans à 3,687% contre 3,644% à la précédente clôture.

jum/ppa/rap

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