NOUVELLES
06/03/2014 07:59 EST | Actualisé 06/05/2014 05:12 EDT

Turquie: la justice ouvre la voie à une remise en liberté de l'ex-chef de l'armée

La Cour constitutionnelle turque a jugé jeudi que les droits de l'ex-chef de l'armée, Ilker Basbug, qui purge une peine de prison à vie pour complot, avaient été violés, ce qui ouvre la voie à sa libération, rapportent les médias.

"Les droits et libertés du requérant ont été violés", a estimé en substance la plus haute cour de Turquie saisie par le prisonnier qui a dirigé les forces armées turques entre 2008 et 2010.

L'ex-général a été condamné avec de nombreux autres officiers à la réclusion criminelle à perpétuité en août 2013 pour avoir dirigé le réseau putschiste Ergenekon dans le cadre d'un procès retentissant.

Sur la base de ce jugement, ses avocats doivent réclamer sa libération de la prison de Silivri, dans la banlieue d'Istanbul, où ont été jugés des centaines de militaires pour conspiration, accusés d'avoir tenter de renverser le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, précise la chaîne d'information NTV.

Empêtré depuis décembre dans un vaste scandale de corruption qui menace son régime au pouvoir depuis 2002, M. Erdogan a tendu la main aux militaires emprisonnés, se déclarant en faveur d'une révision de leur cas, afin de démanteler ce qu'il appelle l'"Etat parallèle" constitué par une influente confrérie religieuse au sein de l'appareil d'Etat.

Ce mouvement dirigé depuis les Etats-Unis par l'imam Fethullah Gülen, est accusé par M. Erdogan de vouloir le renverser. Les deux hommes, qui se disputent la même base islamiste, avaient pourtant fait cause commune depuis 2002 pour réduire l'influence politique de l'armée, gardienne autoproclamée de la laïcité en Turquie.

Yalçin Akdogan, conseiller du chef du gouvernement turc, avait affirmé que les généraux avaient été victimes d'un "complot judiciaire" ourdi par les partisans de Fethullah Gülen, très influents dans la magistrature et la police avant une purge massive les visant.

BA/ml

PLUS:hp