POLITIQUE
06/03/2014 02:28 EST | Actualisé 06/05/2014 05:12 EDT

Élections 2014: le PLQ et la CAQ font fausse route en économie, selon Marceau

PC

MONTRÉAL - En dépit d'une nouvelle équipe économique, le Parti libéral du Québec (PLQ) ne fait que du recyclage en matière d'économie alors que le chef caquiste François Legault est tellement désespéré qu'il est prêt à promettre «n'importe quoi», estime Nicolas Marceau.

Le ministre des Finances du dernier gouvernement — et candidat du Parti québécois (PQ) dans Rousseau — estime que le chef libéral Philippe Couillard ne fait que ramener sur la table les idées de son prédécesseur Jean Charest.

«Je n'ai pas entendu un mot (de M. Couillard) sur la nouvelle économie et l'électrification des transports, des secteurs d'avenir pour le Québec», a dit M. Marceau.

Le chef du PLQ, qui dit pouvoir créer 250 000 emplois en cinq ans s'il est élu, désire notamment rétablir les investissements du Plan québécois des infrastructures afin de stimuler l'économie.

«On s'endette plus pour dépenser plus, a affirmé M. Marceau, jeudi, à Montréal. Sous les gouvernements libéraux, la dette a augmenté de 10 milliards $. Cette année, on prévoit 6,7 milliards $. Nous sommes parvenus à contenir sa croissance de 33 pour cent.»

Il n'a pas manqué de rappeler qu'un des membres de l'équipe économique libérale, Carlos Leitao, a vanté son budget déposé il y a deux semaines alors qu'il était encore économiste en chef chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne.

«Finalement, nous ne pouvons pas passer sous silence de petites dépenses qui pourraient s'avérer très payantes pour les coffres de l'État à long terme, a dit M. Marceau, en citant la note de M. Leitao. Prenons par exemple le bon pari du gouvernement d'obtenir 50 pour cent des bénéfices liés au développement pétrolier.»

M. Marceau a également mis en garde quant à l'intention du PLQ de procéder à une révision de la fiscalité au Québec s'il prenait le pouvoir. «Je pense qu'on devrait se méfier parce que quand le PLQ parle de réviser la fiscalité, ça veut dire que les taxes vont augmenter», a-t-il dit.

Quant au cadre financier de la Coalition avenir Québec, qui propose une «modernisation de l'État», le candidat péquiste l'a qualifié de «truffé d'erreurs», notamment en ce qui a trait à la prévision d'une croissance de 35 000 employés au sein de l'État québécois.

«M. Legault dit qu'il va couper et s'invente ainsi 2,3 milliards $ de dépenses qui ne sont pas prévues dans le cadre budgétaire, a rappelé M. Marceau. C'est avec c'est argent imaginaire qu'il fait des promesses aux familles.»

Il a rappelé que dans le budget qu'il a déposé il y a deux semaines, «aucune hausse de personnel n'était prévue pour les cinq prochaines années».

«Si le ridicule tuait, la CAQ ne serait plus avec nous», a-t-il ajouté.

Il estime par ailleurs que la cible caquiste de 0,9 pour cent en ce qui a trait à la croissance des dépenses consolidées de l'État ne tient tout simplement par la route.

«Le vérificateur général nous trouve ambitieux de limiter les dépenses en santé et en éducation à trois pour cent. Qu'est-ce qu'il penserait de la cible de la CAQ?», s'est demandé M. Marceau.

Ce dernier estime que si le chef de la CAQ veut atteindre cette cible, il doit «avoir le courage» de couper dans le budget de la santé ainsi que de l'éducation.

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