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06/03/2014 04:02 EST | Actualisé 05/05/2014 05:12 EDT

Pas de sanctions de l'UE contre la Russie jeudi mais exigence de "l'intégrité" de l'Ukraine (Paris)

Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a confirmé que les dirigeants européens n'annonceraient pas de sanctions à l'encontre de la Russie jeudi à Bruxelles au sujet de l'Ukraine, dont il a cependant exigé "la souveraineté et l'intégrité totales."

"Les sanctions ne viendront que si les choses ne bougent pas dans la bonne direction. Elles sont en train de bouger", a déclaré Jean-Marc Ayrault à la radio RMC et à BFMTV.

Mercredi, à Paris, "il y a eu des discussions avec tout le monde et c'est la France qui les a organisées. Il y avait les Russes, il y avait aussi les Ukrainiens. Pour l'instant, ils ne se sont pas parlé encore mais à Bruxelles, c'est tous les chefs d'Etat et de gouvernement qui vont adopter une ligne de conduite".

Les dirigeants européens se réunissent jeudi à Bruxelles pour un sommet extraordinaire consacré aux moyens d'aider l'Ukraine et de répondre à "l'agression" russe en Crimée.

Décidé dans l'urgence lundi, ce sommet de crise débutera à 11H30 (10H30 GMT) par une rencontre avec le nouveau Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk. Angela Merkel, François Hollande, David Cameron et les 25 autres dirigeants de l'UE se retrouveront ensuite entre eux pour "débattre de la situation en Ukraine et de la réaction de l'UE".

"Les Ukrainiens demandent à vivre en démocratie. Le président ukrainien qui avait été élu a quitté son pays. Il y a un gouvernement provisoire, il y aura des élections le 25 mai parce qu'il faut des élections le plus vite possible. Et les Européens et la France en particulier ont un objectif qui est de préserver l'intégrité territoriale de l'Ukraine et sa souveraineté", a déclaré Jean-Marc Ayrault.

"Il faut qu'il y ait une souveraineté et une intégrité totale de ce pays qui ne doit pas être dépecé. En même temps, l'Ukraine doit avoir de bonnes relations avec l'Europe et avec la Russie car la Russie n'est pas notre ennemie, la Russie n'est pas notre adversaire", a poursuivi le Premier ministre.

"Nous devons avoir avec la Russie une politique d'échange mais en parlant franchement parce qu'il n'est pas acceptable par exemple que des groupes russes interviennent en Crimée. La Crimée fait partie de l'Ukraine", a-t-il conclu.

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