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06/03/2014 03:38 EST | Actualisé 06/05/2014 05:12 EDT

Pas assez de production locale sur les chaînes pornos canadiennes

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Trois chaînes de télévisions canadiennes pour adultes ont été sommées de diffuser des programmes avec une part plus importante de production locale, selon l'organisme de régulation des télévisions.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadien (CRTC) a estimé que trois chaînes câblées de la région de Toronto ne diffusaient pas au moins 35% de contenus produits au Canada contrairement à leurs obligations légales.

Ces obligations stipulent qu'une partie de la programmation soit en partie écrite, produite ou présentée par des personnes au Canada, afin de soutenir l'industrie locale et promouvoir le contenu canadien.

Une porte-parole du CRTC, Patricia Valladao, a indiqué jeudi que ces chaînes -AOV Adult Movie Channel, XXX Action Clips and Maleflixxx- devront justifier leurs contenus avant toute reconduction de leur droits dans les prochains mois. "Le CRTC a essayé à plusieurs reprises" de faire en sorte que la maison mère respecte ses engagements, selon Mme Valladao.

Le quotidien National Post a déploré avec ironie la réticence de l'industrie de la pornographie à "s'attaquer à des questions typiquement canadiennes".

Pour le Globe and Mail, "contrairement aux séries télé ou aux téléfilms qui peuvent éventuellement contribuer à nourrir des conversations, le porno est un produit générique dont l'origine est aussi peu importante que celle d'un... vibromasseur".

Ceci dit, poursuit le quotidien, "un tournage d'un film porno emploie des électriciens et des chefs opérateurs comme tout autre production télé et, bien sûr, un emploi reste un emploi".

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