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06/03/2014 07:55 EST | Actualisé 06/05/2014 05:12 EDT

Nigeria: Des écoles fermées dans le Nord-Est suite aux attaques islamistes

Cinq lycées publics ont été fermés dans le nord-est du Nigeria suite à une série d'attaques menées par des insurgés islamistes contre des établissements scolaires, indique le ministère de l'Education.

Selon le communiqué du ministère, publié mercredi soir, les lycées concernés se trouvent "dans des zones à hauts risques sécuritaires" d'Adamawa, Borno et Yobe, trois Etats secoués par les violences du groupe islamiste Boko Haram et sous le coup d'un état d'urgence depuis mai.

Les étudiants de ces établissements doivent être transférés dans d'autres écoles publiques, précise-t-il.

La semaine dernière, 43 élèves ont été tués lors de l'attaque du lycée de Buni Yadi, dans l'Etat de Yobe, par des militants présumés de Boko Haram.

Plusieurs lycéennes ont également été enlevées, au cours de cette attaque, et le batiment a été entièrement brulé.

Les élèves, traumatisés, ont refusé de retourner en classe suite à cette attaque, la dernière d'une longue série contre des établissements scolaires dans cette région du nord du Nigeria, à majorité musulmane.

Boko Haram, dont le nom signifie "l'éducation occidentale est pêché" en langue Haoussa, a attaqué de nombreuses écoles dans le nord du pays depuis le début de son insurrection en 2009, et qui a fait des milliers de morts.

Les autorités de Yobe ont déclaré en octobre dernier que 209 écoles avaient été détruites au cours d'attaques de Boko Haram dans cet Etat, les dommages s'élevant à plus de 11 millions d'euros.

On s'inquiète des conséquences de ces attaques sur l'éducation dans cette région, déjà à la traîne dans son développement économique et social part rapport au reste du Nigeria.

Le Nigeria a lancé une importante offensive militaire contre les islamistes de Boko Haram en mai dernier, mais les attaques n'ont pas cessé pour autant, surtout dans les zones plus reculées, proches des pays frontaliers.

Le chef de la police nigériane, Mohammed Dahiru Abubakar, a déclaré mardi que les forces de l'ordre faisaient "tout ce qui est possible humainement" pour empêcher d'autres violences contre des écoles.

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