NOUVELLES
06/03/2014 12:23 EST | Actualisé 06/05/2014 05:12 EDT

L'ONU demande des comptes au Venezuela sur la violence durant les manifestations

GENÈVE - Des experts onusiens en droits humains ont demandé des comptes, jeudi, au gouvernement du Venezuela concernant le recours à la violence et à l'incarcération par les forces de l'ordre dans le cadre des manifestations qui secouent le pays depuis trois semaines.

Les six spécialistes ont écrit à l'administration du président Nicolas Maduro au sujet d'allégations selon lesquelles des manifestants auraient été battus et même torturés par les policiers avant d'être emmenés dans des installations militaires sans pouvoir communiquer avec le monde extérieur ou bénéficier de l'assistance d'un avocat.

Les envoyés spéciaux Frank La Rue, Maina Kiai, Mads Andenas, Juan Mendez, Christof Heyns et Margaret Sekaggya ont soumis un rapport sur cette question aux 47 nations membres du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, basé à Genève, en Suisse.

La difficile situation économique du Venezuela a contribué à déclencher une série de manifestations contre M. Maduro qui ont fait au moins 19 morts depuis la mi-février.

La délégation vénézuélienne à Genève a rejeté la demande des six experts, soutenant qu'il s'agissait d'un autre exemple de la campagne de désinformation internationale visant à discréditer le gouvernement de Nicolas Maduro.

Toujours jeudi, une tante du leader de l'opposition Leopoldo Lopez a déclaré aux journalistes réunis à Genève que son neveu était détenu dans une base militaire située à une heure de Caracas et qu'il devait dormir à même le sol de sa minuscule cellule.

Julieta Lopez, qui vit en Suisse, a ajouté que Leopoldo faisait face à plusieurs fausses accusations criminelles, mais a dit espérer que son incarcération permettrait de «réveiller le Venezuela». M. Maduro accuse le dissident d'être responsable de la violence et de comploter contre son gouvernement.

PLUS:pc