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06/03/2014 06:39 EST | Actualisé 06/05/2014 05:12 EDT

"Les progrès en Libye sont trop lents" (ministre italienne)

"Les progrès en Libye après la dictature sont trop lents", a prévenu jeudi la nouvelle ministre italienne des Affaires étrangères, Federica Mogherini, à l'ouverture d'une conférence internationale sur l'aide à la stabilisation de ce pays.

La conférence est largement éclipsée par les tractations autour de la crise ukrainienne, notamment en raison de la présence des chefs de la diplomatie américaine John Kerry, russe Serguei Lavrov, français Laurent Fabius et allemand Frank-Walter Steinmeier.

Une quarantaine de délégations ont fait le voyage de Rome, dont le Premier ministre libyen, Ali Zeidan, le sous-secrétaire général aux affaires politiques des Nations unies, Jeffrey Feltman, et le représentant spécial de l'ONU en Libye, Tarek Mitri.

Mme Mogherini avertit d'emblée que "les progrès en Libye après la dictature sont trop lents, ce qui ne permet pas à l'aide de la communauté internationale de se déployer". "Les bons projets ne manquent pas mais plutôt la possibilité de les mettre en oeuvre".

"La solution pour la stabilité de la Libye doit venir de la Libye elle-même, il n'existe pas de raccourcis" pour arriver à ce but, a-t-elle mis en garde, relevant par ailleurs "les responsabilités de la Libye envers ses voisins" qui connaissent des situations délicates: Egypte, Niger, Tchad, Soudan, Tunisie, Algérie.

Elle s'est inquiétée de "la circulation incontrôlée d'armes" dans l'immense pays, et a souligné le grand rôle des Nations unies pour sa stabilisation.

Dans une tribune au quotidien Corriere della Sera, Mme Mogherini avait déjà expliqué que l'objectif de cette conférence était de "donner une signal fort que l'aide internationale ne peut aboutir que si les Libyens créent les conditions politiques qui permettent de l'absorber".

Or le pays d'Afrique du Nord, après la chute du régime du colonel Moummar Khadafi en 2011, est confronté à une forte instabilité politique, des tendances séparatistes et à des violences incontrôlées, qui rendent impossible son essor économique. En outre, une forte immigration africaine passe par la Libye vers l'Italie et l'Europe.

L'Italie a traditionnellement un lien fort avec ce pays qui a été l'une de ses colonies.

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