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06/03/2014 02:32 EST | Actualisé 05/05/2014 05:12 EDT

Juba est calme jeudi matin après de nouveaux combats dans la nuit (AFP)

Juba était calme jeudi matin, au lendemain de nouveaux combats dont les causes et les belligérants restaient peu clairs, et les tirs, qui avaient repris dans la soirée, avaient cessé au milieu de la nuit, a constaté un correspondant de l'AFP.

Des combats avaient éclaté mercredi matin dans la capitale du Soudan du Sud, en proie depuis mi-décembre à un conflit interne au régime et à l'armée, opposant le président Salva Kiir à son ancien vice-président Riek Machar et les troupes leur étant respectivement fidèles.

Les affrontements de la matinée, localisés près d'une caserne du centre-ville avaient duré deux heures et avaient été attribués par les autorités à un problème lié au versement de soldes à des soldats. D'intenses tirs avaient repris mercredi dans la soirée, dans divers quartiers de la ville, avant de cesser vers 02H00 locales (mercredi 23H00 GMT), selon un correspondant de l'AFP.

Après avoir attendu chez eux pour évaluer la situation, les habitants de Juba commençaient à sortir en milieu de matinée, a-t-il rapporté, précisant que la plupart des commerces restaient fermés, les propriétaires, souvent à côté de leur échoppe, hésitant pour l'heure à rouvrir.

La SPLA, l'armée nationale sud-soudanaise, fidèle au président Kiir, semblait contrôler la totalité de la ville, selon le correspondant de l'AFP.

Il était difficile de savoir dans quelle mesure les derniers combats dans la capitale étaient liés à l'actuel conflit au Soudan du Sud, déclenché le 15 décembre par des affrontements à Juba entre diverses factions de l'armée, autour d'une lutte au sein du SPLM, le parti au pouvoir, entre MM. Kiir et Machar, combats qui se sont ensuite étendus au reste du pays.

Le conflit, auquel se superpose une vieille rivalité entre peuples Dinka et Nuer, les deux principales ethnies du pays dont sont respectivement issus MM. Kiir et Machar, s'est accompagné de tueries ethniques et a déjà fait plusieurs milliers de morts - jusqu'à 10.000 selon certains observateurs - et chassé de chez eux plus de 900.000 personnes.

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