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06/03/2014 07:18 EST | Actualisé 06/05/2014 05:12 EDT

Japon: forte augmentation des signalements de maltraitance infantile en 2013

La police japonaise a fait état jeudi de quelque 467 délits de maltraitance d'enfants l'an passé, un nombre à peu près stable d'un an sur l'autre, mais les autres cas douteux signalés, eux, ont augmenté de 32%.

Les 467 cas impliquant 475 enfants relèvent essentiellement de sévices corporels ou sexuels, infligés le plus souvent par les parents ou beaux-parents des victimes.

Pas moins de 25 enfants sont décédés l'an passé après ces violences.

La proportion des décès tend cependant à diminuer, "car les signalements augmentent, ce qui a permis de secourir plus tôt des victimes et a réduit la mortalité", selon la police.

Quelque 21.603 cas de soupçons de maltraitance ont par ailleurs été dénoncés en 2013, contre 16.387 en 2012, un fait qui, selon les autorités, s'explique par "l'attention plus grande de la société vis-à-vis de ces questions".

C'est la première fois que le seuil annuel des 20.000 signalements est dépassé depuis 2004, première année de publication de cette statistique.

Parmi eux, on recense 12.344 cas de négligence et d'intimidations d'ordre psychologique telles que des insultes, menaces avec un couteau ou, dans 8.059 cas, de violences entre parents devant leurs enfants.

Les médias japonais rapportent régulièrement des affaires terribles de jeunes parents qui tuent ou frappent leur bébé, parce qu'ils ne supportent pas la difficulté de l'éduquer, parce qu'ils n'en ont pas les moyens financiers, parce qu'ils sont victimes d'un accès de colère dû à ses pleurs ou à une autre raison.

Par ailleurs, les délits de pornographie infantile relevés par les autorités japonaises ont encore augmenté en 2013, du fait notamment de la distribution sur l'internet de photos et autres images impliquant des mineurs.

La police a ainsi fait état de 1.644 cas de pornographie infantile détectés, un total record depuis 2000, année où ont commencé d'être compilées ces données.

Le Japon est souvent dénoncé comme étant laxiste vis-à-vis de la pornographie infantile, car la loi ne punit pas la simple possession mais seulement la diffusion d'images à caractère sexuel impliquant des personnes de moins de 18 ans, en excluant en outre les individus non réels (personnages de manga par exemple).

kap/jh

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