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06/03/2014 06:34 EST | Actualisé 06/05/2014 05:12 EDT

Finances publiques : le plan de la CAQ fait bondir le SFPQ

Le plan de redressement des finances publiques présenté jeudi par la CAQ est mal accueilli par le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ).

Ce plan prévoit geler à 570 000, pendant quatre ans, le nombre total d'employés de l'État. Pour y parvenir, les caquistes proposent de réduire le nombre de postes dans les secteurs administratifs, en comptant sur les départs à la retraite et une révision des structures, comme les commissions scolaires et les agences de santé.

La formation politique souhaite transférer ces économies vers les services de première ligne, qui réclament depuis longtemps des ressources additionnelles.

La présidente du SFPQ, Lucie Martineau, estime que ce plan est imprécis et qu'il tient d'un discours électoraliste. « En octobre 2012, M. Legault voulait créer deux postes : un commissaire à l'intégrité et un directeur de budget parlementaire. Ça donne beaucoup de services aux citoyens, ça », souligne-t-elle.

Pour sa part, le député caquiste sortant de Lévis, Christian Dubé, croit que cette mesure accroîtra l'efficacité des services.

Il dit comprendre la réaction syndicale au plan de réorganisation de la fonction publique proposé par son parti, et maintient qu'il est faux de parler de pertes d'emplois.

Il reconnaît toutefois que le plafond proposé par son parti aura comme conséquence de priver les centrales syndicales de revenus importants. « Chaque 10 000 employés, c'est 7 millions en cotisations syndicales. Est-ce que vous croyez aujourd'hui que les syndicats, si on leur dit qu'il y aura 35 000 employés de moins sur 570 000, vont être heureux? La réponse, c'est non », affirme-t-il.

Lucie Martineau rappelle que déjà, dans la fonction publique québécoise, un poste sur deux n'est pas remplacé et qu'il y a un gel d'embauche.

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