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06/03/2014 08:33 EST | Actualisé 06/05/2014 05:12 EDT

Couillard s'engage à créer 250 000 emplois au cours des cinq prochaines années

MONTRÉAL - Le chef libéral Philippe Couillard marche dans les traces de Jean Charest et s'engage à créer 250 000 emplois au cours des cinq prochaines années s'il est élu.

En effet, l'ancien premier ministre libéral s'était aussi engagé à créer 250 000 emplois en cinq ans, au tout début de la campagne de 2012.

M. Couillard a pris cet engagement jeudi matin, à la Tour de la Bourse, à Montréal, au moment où il annonçait un trio de candidats économiques, qui ont dépeint de façon très sombre le bilan économique du gouvernement Marois.

La majorité des emplois que le PLQ s'engage à créer seront des emplois à plein temps, a indiqué M. Couillard.

Il compte arriver à ces résultats en rétablissant les investissements du Plan québécois des infrastructures (PQI), dans les 100 premiers jours de son mandat. Il introduirait aussi un crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire et présentera un budget qui procurerait au Québec la stabilité recherchée par les investisseurs.

Au cours du reste de son mandat, un gouvernement libéral relancerait le Plan Nord et déploierait aussi une stratégie maritime. Également, il compterait mettre en oeuvre une stratégie d'exportation agressive.

Il s'engagerait également à adopter des mesures pour stimuler l'investissement et l'innovation pour la relance du secteur manufacturier. Enfin, il favoriserait la croissance de la population active et la formation technique.

«Ce chiffre-là a été validé par nos collègues, par notre équipe économique, a assuré le chef libéral en conférence de presse. Il est réaliste, il va être atteint de plusieurs façons. Effectivement, il s'agit d'un plan tout à fait réaliste.»

Il en tient pour preuve le bilan économique du précédent gouvernement libéral, qui se targue d'avoir créé en moyenne 40 000 nouveaux emplois de 2003 à 2012.

M. Couillard a par ailleurs annoncé les candidatures de trois personnalités économiques: Jacques Daoust, Martin Coiteux et Carlos Leitao.

M. Daoust était patron d'Investissement Québec jusqu'à récemment. Il est candidat dans Verdun. M. Coiteux est économiste à la Banque du Canada et se présente dans Nelligan. Enfin, M. Leitao, économiste en chef de la Banque Laurentienne, est candidat dans Robert-Baldwin.

Ils ont été implacables dans leurs commentaires sur le bilan économique du gouvernement péquiste. Les premiers mois de son règne à l'automne 2012 ont été «carrément catastrophiques pour les investissements privés au Québec», a déclaré M. Leitao.

M. Daoust s'est quant à lui dit interpellé par les erreurs de calcul du ministre des Finances, Nicolas Marceau, qui prévoyait un retour à l'équilibre budgétaire pendant six mois, en 2013-2014, puis finalement a affiché un déficit de 2,5 milliards $.

«Il s'est trompé tous les jours de 14 millions $ par jour pendant six mois», a résumé M. Daoust.

En soirée, Philippe Couillard a pris part à un rassemblement d'une centaine de militants à Grand-Mère, dans Laviolette, une circonscription que détient la libérale Julie Boulet. Il s'est engagé à déposer un cadre financier complet avant la tenue du débat, qui pourrait se tenir autour du 20 mars.

Il s'est aussi engagé à nommer un ministre responsable de la Forêt s'il forme un gouvernement libéral. Enfin, il a indiqué qu'il dévoilera vendredi les détails de sa stratégie maritime.

En après-midi, Philippe Couillard a fait un arrêt dans la circonscription de Maskinongé, qui sera vraisemblablement chaudement disputée. Le député libéral Jean-Paul Diamond avait remporté par à peine 800 voix le scrutin de 2012 et il ne se représente pas. Le libéral Marc H. Plante tentera de conserver la circonscription convoitée par le péquiste Patrick Lahaie.

M. Couillard a longuement visité une entreprise manufacturière de clous, Duchesne, à Yamachiche. Il s'est dit ouvert à réviser les crédits d'impôts à l'innovation pour les rendre plus facilement accessibles aux entreprises qui veulent améliorer leurs procédés.

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