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Ukraine: Paris et Berlin veulent proposer un "plan de sortie" de crise (Fabius)

05/03/2014 04:06 EST | Actualisé 04/05/2014 05:12 EDT

La France et l'Allemagne veulent proposer un "plan de sortie" de crise en Ukraine qui pourrait être discuté mercredi à Paris, en marge d'une rencontre internationale sur le Liban, a indiqué le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

"L'Allemagne et la France qui travaillent ensemble, la main dans la main, ont mis au point une espèce de proposition de plan de sortie (sur l'Ukraine) et on va voir s'il est accepté qu'il soit discuté" mercredi, a déclaré M. Fabius sur la radio RMC et la chaîne BFM-TV.

Ce plan, a-t-il détaillé, revient sur certains points de l'accord du 21 février conclu à Kiev après plusieurs journées d'affrontements violents entre autorités et manifestants pro-européens: "un gouvernement d'union, le fait que les Russes se retireraient, le fait que s'il y a des milices extrémistes, elles seraient dissoutes, et le fait que la constitution de 2004 s'applique et qu'on aille vers une élection présidentielle".

Plusieurs acteurs internationaux majeurs, dont les ministres des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, américain John Kerry, allemand Frank-Walter Steinmeier, et français, ainsi que la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton se retrouvent à Paris à l'occasion de la deuxième réunion du Groupe international de soutien au Liban, au palais de l'Elysée.

"On va parler du Liban mais on profite que tous nos grands collègues sont là pour évidemment traiter aussi la question ukrainienne", a souligné M. Fabius.

L'idée d'établir un groupe de contact sur l'Ukraine, déjà évoquée avec le président russe Vladimir Poutine par la chancelière allemande Angela Merkel, sera à l'ordre du jour. "On essaie avec nos amis allemands d'établir ce groupe, on va en parler ce matin, parallèlement. Peut-être va-t-on y arriver mais je n'en sais rien ?", a poursuivi M. Fabius.

A la veille d'un sommet extraordinaire européen sur l'Ukraine jeudi à Bruxelles qui pourrait décider de sanctions contre la Russie s'il n'y a pas de désescalade dans la tension, le ministre français a précisé que "la désescalade, ça veut dire accepter le groupe de contact pour une sortie" de crise.

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