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05/03/2014 03:57 EST | Actualisé 05/05/2014 05:12 EDT

Ukraine: accord pour poursuivre d'"intenses discussions" avec Kiev et Moscou, confirme Kerry

Un accord a été conclu mercredi à Paris pour poursuivre d'"intenses discussions" sur la crise en Ukraine, notamment entre les Etats-Unis et la Russie, a déclaré le chef de la diplomatie américaine, John Kerry.

"Nous avons entamé un processus aujourd'hui et nous espérons qu'il mènera à une désescalade" de la crise, a dit M. Kerry à l'issue de pourparlers avec les chefs de la diplomatie de la Russie, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Union Européenne.

"Je n'avais aucune attente, zéro attente" quant à une rencontre entre le ministre russe Sergueï Lavrov et son homologue ukrainien Andrii Dechtchitsa, à Paris, a-t-il aussi affirmé.

M. Kerry avait lui-même emmené mardi dans son avion le ministre ukrainien, en rentrant de Kiev.

Les Etats-Unis ont exercé de très fortes pressions et plaidé toute la journée à Paris pour que cette rencontre ait lieu entre les chefs des diplomaties russe et ukrainienne, Sergueï Lavrov et Andrii Dechtchitsa.

Ce dernier, qui avait même quitté Paris dans l'après-midi, est revenu sous pression américaine pour se rendre au Quai d'Orsay, dans l'espoir de voir M. Lavrov. Mais les deux hommes, qui étaient dans le même bâtiment, ne se sont pas croisés.

"Nous avons eu des discussions très approfondies aujourd'hui (...) Ce n'est pas une mince affaire, c'est difficile", a admis M. Kerry.

Il a également confirmé que lui et M. Lavrov avaient "discuté" d'une sortie de crise en Ukraine, notamment en se fondant sur l'accord politique scellé le 21 février à Kiev, sous l'égide de pays européens.

Mais "il n'y a pas eu d'accord" entre Moscou et Washington, a-t-il dit, contrairement à ce qu'avait affirmé dans la journée M. Lavrov.

Les deux ministres russe et américain doivent se retrouver jeudi à Rome, en marge d'une réunion sur la Libye.

Il a enfin répété que la possibilité de sanctions contre Moscou pour ses agissements en Ukraine restait d'actualité.

Mais, a-t-il insisté, "nous préférerions trouver une solution diplomatique adéquate" à cette crise.

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