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Élections 2014: Marois présente son candidat «souverainiste en temps et lieu» dans Portneuf (VIDÉO)

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QUÉBEC - La chef péquiste Pauline Marois a mis le cap sur des circonscriptions détenues par ses adversaires, mercredi, lors d'une première journée de campagne où elle a invité les journalistes qui la suivent à attendre aux «prochains jours» pour lui poser des questions.

Dans Portneuf, Mme Marois a présenté son candidat Hugues Genois, «un souverainiste en temps et lieu», tandis que dans Trois-Rivières, la chef péquiste a participé à un rassemblement militant pour Alexis Deschênes, qui a livré un vibrant plaidoyer pour l'indépendance.

Au cours des trois étapes de mercredi, aucun point de presse n'était prévu pour que les journalistes suivant la caravane péquiste puissent poser des questions à Mme Marois.

La première ministre sortante avait annoncé le déclenchement de la campagne électorale, lors d'une conférence de presse dans l'édifice où se trouvent ses bureaux, en faisant une simple déclaration.

En sortant du cabinet du lieutenant-gouverneur Pierre Duchesne, qui a dissous la Chambre, Mme Marois a cependant assuré aux représentants des médias qu'ils pourront la questionner, sans préciser quand.

«On va avoir l'occasion de se voir très souvent, je vais répondre à toutes vos questions, ne vous inquiétez pas, le moment venu», a-t-elle lancé en marchant vers son autobus de campagne.

Lors d'une étape dans la circonscription de Maskinongé, après avoir rencontré les militants qui travaillent pour son candidat, Mme Marois a une nouvelle fois abordé le sujet, cette fois en promettant aux reporters qu'ils pourront lui poser des questions «dans les prochains jours».

À Trois-Rivières, devant des reporters qui voulaient avoir sa réaction à l'ajournement des travaux de la Commission Charbonneau, Mme Marois s'est esquivée pour aller rejoindre les partisans de M. Deschênes dans un bar du centre-ville.

Après avoir prononcé un discours, M. Deschênes, un ancien journaliste de TVA sur la colline parlementaire à Québec, a confirmé que Mme Marois avait préféré rencontrer des journalistes de la presse régionale lors d'entrevues dans son autobus de campagne.

«J'étais avec la première ministre dans son autobus de campagne, il y avait deux journalistes de Trois-Rivières qui sont passées une après l'autre, Mme Marois a répondu à toutes leurs questions pendant une bonne dizaine de minutes», a-t-il dit.

Présent à l'événement, le metteur en scène Yves Desgagnés, consultant en image et communication de la chef péquiste, a assuré qu'il n'était pas à l'origine de sa stratégie de relation avec les médias.

«Posez-lui la question, posez-lui la question», a-t-il répété.

M. Deschênes, qui se présente dans une circonscription représentée par les libéraux, a lancé son discours en expliquant qu'il a décidé d'aller en politique par conviction indépendantiste, suscitant la ferveur des militants qui l'écoutaient.

«Je me lève debout, parce que c'est notre devoir à nous les indépendantistes de porter notre projet, parce que c'est le devoir de chaque génération d'indépendantistes de porter le flambeau le plus haut et le plus loin possible», a-t-il dit.

Dans Portneuf, actuellement représentée par la Coalition avenir Québec, le candidat péquiste s'était montré plus réservé quelques heures auparavant, lors d'un arrêt de la caravane de Mme Marois.

Hugues Genois a répondu aux journalistes qu'il ne croit pas nécessaire de tenir une consultation sur la souveraineté dans le prochain mandat si Mme Marois obtient éventuellement son premier mandat majoritaire.

«Mon opinion à moi, non, je ne pense pas dans le premier, je pense qu'on pourrait peut-être attendre, ou selon ce que Mme Marois va nous donner comme information», a-t-il dit.

M. Genois a expliqué qu'il fallait faire preuve de prudence concernant la mise en oeuvre du projet souverainiste pour s'assurer de remporter un éventuel référendum sur la question.

«Je suis un souverainiste en temps et lieu, ça veut dire quand on sera prêt», a-t-il dit, en insistant tout de même sur ses convictions indépendantistes.

En annonçant à Québec le déclenchement de la campagne électorale, lors d'une conférence de presse où les journalistes n'ont pas pu poser de questions, Mme Marois n'a pas parlé de souveraineté.

La chef péquiste a déclaré que ses multiples politiques, notamment en matière de santé et d'économie, sont en place et qu'elle a besoin d'un mandat majoritaire pour aller de l'avant.

«Tout est en place, tout ce dont on a besoin, c'est d'avoir les moyens, a-t-elle dit. Tout ce que je vous demande, c'est de nous donner les moyens d'agir. Nous avons un plan, nous avons une équipe, nous avons la détermination.»

À bord de son autobus de campagne dont les flancs sont décorés d'une grande photo d'elle à côté du mot «Déterminée» en lettres géantes, Mme Marois a effectué sa première étape devant une aluminerie qui a récemment bénéficié d'une entente avec son gouvernement pour des tarifs d'électricité réduits.

À des travailleurs de l'usine d'Alcoa, la chef péquiste a présenté M. Genois, le candidat qu'elle souhaite faire élire dans Portneuf.

Aux journalistes, M. Genois a ensuite admis que l'entente du gouvernement péquiste avec Alcoa, conclue il y a dix jours, contribue positivement à sa campagne.

«Ç'a bien tombé avant la campagne électorale, mais c'est très important parce que c'est des jobs», a-t-il dit.

Selon M. Genois, sans entente sur des tarifs préférentiels, sa campagne aurait été plus difficile sur le terrain où les 540 emplois bien rémunérés de l'aluminerie engendrent d'importantes retombées économiques régionales.

«Ça n'aurait pas été un plus, c'est sûr que ça aurait été un peu plus difficile, mais je faisais confiance au gouvernement, puis il y a des gens sérieux qui ont conclu des ententes intéressantes pour les deux parties», a-t-il dit.

Dans Maskinongé, Patrick Lahaie, un conseiller de Mme Marois, tentera de ravir la circonscription aux libéraux.

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