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05/03/2014 11:49 EST | Actualisé 05/05/2014 05:12 EDT

Malgré ses récents déboires américains, CGI lorgne toujours les États-Unis

MONTRÉAL - Les déboires rencontrés par le Groupe CGI (TSX:GIB.A) lors de la mise en oeuvre du site Internet «Healthcare.gov» n'ont pas découragé la société informatique québécoise, qui n'écarte pas la possibilité de prendre de l'expansion aux États-Unis.

Malgré des revenus de 2,5 milliards $ en 2013, son président et chef de la direction, Michael Roach, a estimé mercredi que CGI était «sous-représenté» au sud de la frontière.

«Nous allons certainement être attentifs aux occasions américaines si elles devaient se présenter prochainement», a-t-il expliqué, à Orlando, en Floride, dans le cadre d'une conférence destinée aux analystes et aux investisseurs.

Après l'acquisition de la firme britanno-néerlandaise Logica, en 2012, au coût de 2,8 milliards $, M. Roach a toutefois précisé vouloir prendre son temps, notamment afin d'éviter de se retrouver dans une guerre d'enchères avec d'autres concurrents.

«Ça devra être la bonne cible, le bon prix et le bon temps, a souligné le pdg de CGI. Ces trois critères devront obligatoirement être respectés afin de bouger.»

CGI Federal, la filiale américaine de CGI, avait été sélectionnée en 2011 pour la plus importante partie du contrat (93,7 millions $ US) pour le déploiement du site «Healthcare.gov» afin que les Américains puissent adhérer au nouveau régime de couverture médicale «Obamacare».

Toutefois, des pépins techniques — largement médiatisés — survenus en octobre dernier avaient notamment empêché plusieurs Américains d'y adhérer, ce qui avait placé l'entreprise établie à Montréal sur la sellette.

Cette situation avait incité l'administration Obama à ne pas renouveler son contrat avec CGI, qui venait à échéance en février dernier, même si l'aventure de la société informatique dans ce dossier n'est pas tout à fait terminée.

M. Roach a indiqué, lors de la conférence, que les services de CGI avaient été retenus jusqu'en avril pour certains éléments dont il n'a pas précisé la nature. «C'est pour s'assurer que la plateforme continue à répondre aux attentes au cours de cette période de transition», a-t-il dit.

Même si CGI a défrayé la manchette pour les mauvaises raisons, l'automne dernier, M. Roach dit demeurer optimiste en ce qui a trait au marché américain, soulignant que l'entreprise demeurait impliquée dans des projets similaires à «Healthcare.gov» dans six autres États américains en ce qui a trait à la couverture médiale.

«Nous n'avons pas perdu de contrats, a-t-il précisé. Le secteur des services informatiques n'est pas impulsif. Nous avons l'occasion de nous asseoir et discuter avec nos clients potentiels afin de leur démontrer que nous sommes qualifiés.»

Selon M. Roach, CGI a livré la marchandise dans le dossier de l'«Obamacare» puisque les éléments sur lesquels la société a travaillé ont fonctionné.

«Notre partie a fonctionné, a martelé le pdg de l'entreprise. Plus de trois millions d'Américains ont été en mesure de s'enregistrer depuis le déploiement.»

Il s'est même montré optimiste quant aux chances de CGI de faire grimper ses parts de marché aux États-Unis.

«La croissance (économique) est intéressante aux États-Unis, a rappelé M. Roach. Cela devrait se traduire par des occasions autant dans le secteur public que privé.»

L'action de CGI a terminé la séance de mercredi à 36,16 $ à la Bourse de Toronto, en hausse de 52 cents.

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