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05/03/2014 09:24 EST | Actualisé 05/05/2014 05:12 EDT

La Banque Laurentienne veut accroître son empreinte à l'extérieur du Québec

MONTRÉAL - La Banque Laurentienne (TSX:LB) estime que l'atteinte de ses objectifs en 2014 passe par une croissance à l'extérieur du Québec, notamment dans les secteurs des prêts aux entreprises ainsi que des hypothèques.

Son président et chef de la direction, Réjean Robitaille, a expliqué mercredi que l'institution désirait être plus présente dans certains secteurs de l'économie canadienne.

«Nous avons des initiatives en place afin de diversifier nos portefeuilles», a-t-il souligné, lors d'une conférence destinée aux analystes en marge du dévoilement des résultats du premier trimestre.

La banque établie à Montréal désire asseoir sa croissance sur les prêts commerciaux dans les domaines de l'énergie renouvelable, la santé ainsi que les partenariats public-privé.

Huitième institution en importance au Canada en ce qui a trait à sa valeur boursière, la Banque Laurentienne, qui emploie près de 3800 personnes, est présente en Ontario, en Alberta ainsi qu'en Colombie-Britannique.

M. Robitaille a précisé que le reste du Canada représentait environ 40 pour cent du portefeuille des prêts.

La Banque Laurentienne avait accentué son empreinte dans le reste du pays en 2012 en faisant notamment l'acquisition de la Compagnie de Fiducie AGF, établie à Toronto, pour 415,5 millions $.

«Nous croyons fermement que cette acquisition nous a permis d'avoir un élément supplémentaire en place afin de solidifier notre avenir», a dit M. Robitaille.

Quant à ses résultats du premier trimestre, l'institution québécoise a vu son bénéfice net grimper de huit pour cent, à 35,5 millions $, ou 1,16 $ l'action, par rapport à 32,78 millions $, ou 1,07 $ par action, au trimestre correspondant de 2013.

«C'est une très bonne façon de débuter l'année», a souligné aux analystes son pdg.

Pour la période terminée le 31 janvier dernier, les revenus de la Banque Laurentienne ont été de 216,1 millions $, en hausse de 1 pour cent comparativement à 213,9 millions $ à la même période l'an dernier.

Sur une base ajustée, son bénéfice a été de 39,26 millions $, ou 1,29 $ l'action, soit une performance similaire à celle de 39,16 millions $, ou 1,30 $ l'action, enregistrée au même trimestre en 2013.

M. Robitaille a expliqué cette situation par un contexte où la compression des marges ainsi que le désendettement des consommateurs «continuent de constituer un défi».

De leur côté, les provisions pour pertes sur prêts ont bondi de 31 pour cent, pour atteindre 10,5 millions $ au premier trimestre. Au trimestre correspondant de 2013, elles avaient été de 8 millions $.

Les pertes sur prêts hypothécaires commerciaux et prêts commerciaux ont augmenté de 6,8 millions $ d’un exercice à l’autre pour s’établir à 5,4 millions $ au premier trimestre 2014.

Selon le chef de la direction financière de la Laurentienne, Michel Lauzon, le crédit de l'institution demeure fort et devrait profiter des conditions favorables au Canada.

«Il pourrait cependant y avoir une petite augmentation des pertes à mesure que l'année progressera», a-t-il prévenu.

Michael Goldberg, de Desjardins Marchés des capitaux, estime que les résultats de la banque québécoise répondent aux attentes, mais cela n'empêche pas l'analyste d'exprimer des craintes en ce qui a trait à la qualité du crédit.

«Sauf pour les provisions pour pertes sur prêts, l'impact des résultats du premier trimestre est neutre, écrit-il dans un rapport. Toutefois, la qualité des prêts (de l'institution) soulève des questions.»

Le conseil d'administration de la Laurentienne a approuvé le versement d'un dividende de 51 cents par action, payable le 1er mai prochain aux actionnaires inscrits en date du 1er avril.

Le titre de la Laurentienne à la Bourse de Toronto a clôturé en baisse de 58 cents, à 45,92 $.

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