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Ukraine: Timochenko appelle à des sanctions économiques contre la Russie

04/03/2014 10:37 EST | Actualisé 04/05/2014 05:12 EDT
AFP

"Des sanctions économiques devraient être imposées à Moscou, surtout si l'escalade de la violence se poursuit", a réclamé mardi Ioulia Timochenko, l'ex-Premier ministre ukrainien, lors d'un entretien sur la chaîne d'informations en continu italienne Sky TG24.

Mme Timochenko, encore très affaiblie par ses trois années passées en prison, a par ailleurs réitéré ses demandes d'aide dans le conflit qui oppose, autour de la Crimée, l'Ukraine et la Russie. "Je demande à l'Occident d'intervenir fermement d'un point de vue diplomatique afin d'aider l'Ukraine car mon pays face à la Russie est trop faible".

"Le dialogue direct est impossible après l'agression militaire (russe, ndlr) que vient de subir l'Ukraine", a-t-elle estimé avant d'inciter les Nations Unies et les dirigeants du reste du monde à "continuer leurs efforts de médiation et leurs tractations avec le Kremlin".

"Je suis convaincue que les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union européenne feront respecter le traité de Budapest, et nous aideront ainsi à faire respecter le droit international" a poursuivi Ioulia Timochenko, renouvelant des propos tenus lundi sur son site internet.

En 1994, la Russie, les États-Unis et la Grande-Bretagne s'étaient portés garants de l'intégrité territoriale de l'Ukraine quand cette ex-république soviétique avait renoncé aux armes nucléaires.

Égérie de la Révolution orange pro-occidentale en 2004, Ioulia Timochenko a été libérée de prison après la destitution le 22 février du président Viktor Ianoukovitch, son adversaire à la présidentielle de 2010.

Elle avait été condamnée en 2011 à sept ans de prison pour abus de pouvoir, un procès jugé politique pour beaucoup d'observateurs.

"La révolution n'est pas terminée. On combat encore et de grands changements doivent encore avoir lieu", a encore estimé Mme Timochenko dans l'interview télévisée.

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