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Lavrov: les menaces de sanctions ne changeront pas la position russe sur l'Ukraine

04/03/2014 06:57 EST | Actualisé 04/05/2014 05:12 EDT

Les menaces de sanctions occidentales ne changeront pas la position de la Russie sur l'Ukraine, a affirmé mardi à Tunis le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, en les qualifiant de "contre-productives".

"Notre position est honnête et comme elle est honnête on n'en changera pas (...). Nous avons toujours été opposés aux politiques de sanctions unilatérales. J'espère que nos partenaires vont comprendre le caractère contre-productif de telles actions", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

"La colère et l'humiliation sont mauvaises conseillères", a-t-il ajouté.

"Dans les déclarations de l'UE (Union européenne) ils n'ont pas rappelé une seule fois l'accord du 21 février. Cela veut dire que l'UE ne veut pas d'un gouvernement d'union nationale et désarmer (les groupes armés)", a-t-il encore dit, en référence à un accord de sortie de crise signé par le dirigeant ukrainien aujourd'hui déchu Viktor Ianoukovitch avec l'opposition et des émissaires européens et russe.

"On nous appelle à la mise en place de divers formats (de négociations) internationaux sans dire de quoi il s'agit exactement. S'il s'agit de la mise en oeuvre de l'accord du 21 février, alors il y a de quoi parler", a-t-il poursuivi.

Quant à la Crimée, où, selon les autorités pro-occidentales à Kiev, plusieurs milliers de soldats russes sont arrivés ces derniers jours, sa sécurité "est assurée pour l'essentiel par des groupes d'autodéfense (...). Beaucoup d'armes et d'explosifs ont déjà été saisis", a dit le ministre russe.

"Concernant les militaires russes qui se trouvent à la base de la flotte de la mer Noire à Sébastopol, ils agissent strictement, comme toujours, sur la base de l'accord permettant l'existence de la base russe sur ce territoire, et agissent en fonction des demandes du pouvoir légal d'Ukraine et du pouvoir légitime en Crimée", a-t-il affirmé.

Les Etats-Unis ont accentué leur pression sur la Russie en rompant toute coopération militaire. Et L'Union européenne a exhorté lundi Moscou à faire baisser la tension en Ukraine d'ici à jeudi, la menaçant de sanctions si ses troupes ne se retiraient pas de Crimée.

alf-iba/feb

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