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Financement des partis : de nouvelles règles qui changent la donne

04/03/2014 05:05 EST | Actualisé 03/05/2014 05:12 EDT

Les Québécois seront bientôt immergés dans une campagne électorale soumise aux nouveaux critères de la loi électorale. Depuis sa réforme, cette loi a réaménagé le financement des partis politiques, haussant le financement public et baissant le plafond des contributions individuelles.

Un texte de Hugo Lavallée Twitter Courriel

Ces changements risquent de changer la dynamique électorale. « Dans une période électorale, l'argent c'est un peu le nerf de la guerre », souligne le porte-parole du Directeur général des élections du Québec, Denis Dion.

Ainsi, et pour la première fois, les partis politiques pourront compter sur de nouvelles sources de financement public. Le jour du déclenchement, les partis se partageront 5,9 millions de fonds publics au prorata du nombre de votes reçus en 2012.

L'État doublera aussi une partie des dons que les partis récolteront durant la campagne, en fonction d'un mécanisme d'appariement mis au point par le DGE.

« Le financement public des partis politiques au Québec n'a jamais été aussi important et, lors de cette élection-là, on le voit plus que jamais », souligne Denis Dion.

Mais même si l'ensemble des partis bénéficiera de plus d'argent public, la nouvelle loi aidera surtout les plus petits partis. Québec solidaire et Option nationale entre autres pourront compter sur plus d'argent, ce qui leur permettra de mieux se faire entendre.

« On a un peu plus de moyens, effectivement : on va pouvoir un peu plus s'afficher, on va pouvoir plus déplacer notre chef et faire en sorte qu'il puisse rencontrer la population », précise Sylvain Gauthier, l'agent officiel d'Option nationale.

Québec solidaire aura même son autobus de campagne pour la première fois : « Notre tournée du Québec risque d'être plus publicisée justement à cause de l'autobus des médias », déclare l'adjointe à l'agent officiel de Québec solidaire, Ruth Messier.

Mais la réforme électorale s'accompagne aussi d'une restriction de la contribution des électeurs. Les partis qui pouvaient autrefois compter sur des dons de 1000 $ doivent maintenant revoir leur financement, puisque la nouvelle loi fixe le plafond des contributions électorales individuelles à 100 $.

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 « Il semble que le Parti québécois soit celui qui se soit le mieux adapté à la nouvelle réalité de récolter des dons de 100 $ plutôt que des plus gros montants », constate le porte-parole du Directeur général des élections du Québec.

Les tiers partis auront donc plus de moyens pour se faire voir lors de la prochaine campagne, mais cela ne leur garantit pas plus de visibilité dans les médias. Par exemple, Québec solidaire se plaint déjà que trop peu de journalistes aient confirmé leur présence à bord de son autobus de campagne.

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