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Chrysler : annonce du PDG sur le sort des usines canadiennes

04/03/2014 12:13 EST | Actualisé 04/05/2014 05:12 EDT

Chrysler ne demande plus d'argent des gouvernements fédéral et ontarien pour la modernisation de ses installations à Windsor et à Brampton, une volte-face qui remet en question la survie des deux usines. 

Le constructeur, qui y emploie près de 8000 travailleurs, aurait demandé plus de 700 M$ en aide gouvernementale, une requête qui avait soulevé la controverse au pays.

Avenir incertain

Chrysler est vague dans son communiqué quel sort il réserve à ses usines canadiennes.

Le constructeur confirme que sa nouvelle minifourgonnette sera assemblée à Windsor et que les modèles Charger et 300 continueront à être produits à Brampton pour l'instant.

Mais Chrysler indique que la survie à long terme des deux usines dépendra d'une « variété de facteurs », en particulier le résultat de ses négociations contractuelles avec le syndicat UNIFOR en 2016.  

Plus tôt mardi, le PDG de Chrysler Sergio Marchionne avait affirmé : « On a pris une décision et la vie continue ». « Les frontières sont poreuses », avait prévenu le Canado-Italien le mois dernier, laissant entendre qu'il pourrait déménager la production de ses minifourgonnettes à l'extérieur du Canada, faute d'une aide gouvernementale.

Gouvernements muets

Jusqu'à maintenant, le gouvernement ontarien affirmait être prêt à investir à nouveau dans l'industrie de l'auto, mais sans vouloir discuter des sommes en jeu. 

Pour sa part, Ottawa avait réservé un demi-milliard dans son dernier budget pour les constructeurs et les fabricants de pièces. Mais le ministre fédéral de l'Industrie, James Moore, avait indiqué le mois dernier que ces fonds n'étaient pas réservés à Chrysler et qu'il voulait voir des garanties en matière d'emplois avant de consentir de l'aide.

Les gouvernements ontarien et fédéral ont sauvé Chrysler de la faillite en 2009 :

 

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