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Venezuela: l'opposition veut élargir son mouvement avec des comités populaires

03/03/2014 03:31 EST | Actualisé 03/05/2014 05:12 EDT

CARACAS, Venezuela - Un chef de file de l'opposition vénézuélienne a invité les citoyens à former des comités populaires pour tenter d'accentuer la pression exercée contre le gouvernement du président Nicolas Maduro.

Henri Capriles a lancé cet appel sur son compte Twitter, lundi, publiant un lien vers son blog personnel dans lequel il explique la marche à suivre pour former ces comités de «défense populaire».

L'ancien candidat à l'élection présidentielle, qui semble avec cette démarche tenter de structurer et d'élargir le mouvement d'opposition, a souligné que la politique serait laissée de côté pour l'occasion, ce qui apparaît plutôt difficile compte tenu de la polarisation observée au pays.

Les manifestations anti-gouvernement ont été lancées à la mi-février par des étudiants qui dénonçaient les conditions de vie difficiles du Venezuela, dont l'inflation galopante, les pénuries de nourriture et le taux de criminalité élevé, entre autres.

Dans sa déclaration, M. Capriles souligne que l'objectif de ces comités serait de créer un «grand mouvement social» pour exiger des changements auprès du gouvernement. Il affirme que la politique devrait être délaissée pour concentrer les efforts sur des problèmes sociaux affectant l'ensemble de la société.

En ciblant ainsi les problèmes sociaux, le politicien semble tenter de convaincre les partisans plus pauvres du gouvernement Maduro de se joindre au mouvement d'opposition.

La majorité des manifestations se sont jusqu'ici déroulées dans des quartiers de la classe moyenne de Caracas et d'autres villes, dont un rassemblement de plusieurs milliers de personnes dans les rues de la capitale, dimanche.

Les comités pourraient être formés au départ de trois personnes seulement, soit un coordinateur, un directeur de la logistique et un responsable de la publicité, qui seraient tous chargés de recruter dix nouveaux membres chacun, indique-t-on dans l'avis de M. Capriles. Il suggère que les groupes se rassemblent pour discuter des problèmes de leur communauté et tentent d'y apporter des solutions.

Par ailleurs, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Elias Jaua, a défendu la réaction de son gouvernement dans le dossier lors d'une rencontre du Haut-Commissariat aux droits de l'homme, à Genève. Il a souligné que 18 personnes avaient perdu la vie dans les manifestations étudiantes et que 73 autres étaient toujours détenues.

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