INTERNATIONAL

Ukraine: rencontre entre Ban Ki-moon et la Russie

03/03/2014 04:54 EST | Actualisé 03/05/2014 05:12 EDT
AP
United Nations Secretary-General Ban Ki-moon announces Thursday, March 21, 2013, that the United Nations will investigate the possible use of chemical weapons in Syria, at United Nations headquarters. The U.N. chief indicated that the investigation would be broader than the Syrian government's request for an independent probe of an alleged chemical weapons attack on Tuesday, saying he was aware of other allegations and hoped the probe would help secure Syria's chemical weapons stockpile. (AP Photo/Mark Garten)

Les tentatives diplomatiques pour faire baisser la tension en Ukraine se poursuivent. Lundi, le secrétaire général de l'ONU a rencontré le ministre russe des Affaires étrangères en matinée.

La rencontre entre Ban Ki-moon et Sergueï Lavrov s'est déroulée à Genève, alors que s'ouvrait la session annuelle du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

Ban Ki-moon a appelé autant la Russie que l'Ukraine à se tourner vers le dialogue pour régler leur différend plutôt que de risquer une escalade de la crise.

De plus, les États-Unis ont fait appel à l'Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE) lundi, lui demandant de vite envoyer une délégation d'observateurs en Ukraine afin de s'assurer du « respect de l'intégrité du territoire ».

L'organisme a aussitôt indiqué qu'il souhaitait pouvoir enquêter sur de possibles violations des droits de la personne sur le terrain.

L'ambassadeur américain a répété les critiques de Washington. Daniel Baer a énuméré les traités internationaux que la Russie aurait violés en positionnant des troupes en Crimée, péninsule où se trouve une partie de sa flotte militaire sur la mer Noire.

« Les obligations et les engagements que la Fédération de Russie viole directement », a-t-il insisté, « sont précisément ceux à propos desquels nous les avons si souvent entendus faire de fermes déclarations demandant leur respect. »

Le secrétaire d'État des États-Unis, John Kerry, doit se rendre à Kiev mardi pour rencontrer les membres du gouvernement mis en place par le Parlement après la destitution du président Viktor Ianoukovitch, proche de la Russie.

« Personne en Russie ne veut la guerre »

Dimanche, les pays membres du G7 ont décidé de suspendre les réunions préparatoires en vue du sommet du G8 prévu en Russie, en juin. Ils ont aussi évoqué la possibilité d'expulser la Russie du groupe des huit.

Cette menace a fait bondir la diplomatie russe, qui s'est insurgée contre la terminologie guerrière utilisée par l'Occident.

Le vice-ministre aux Affaires étrangères a assuré que la Russie n'avait aucune intention d'entrer en guerre avec l'Ukraine.

« Nous soutiendrons toutes les forces favorables au renforcement de nos relations bilatérales, d'autant plus que de ces relations dépend la stabilité en Europe », a déclaré Grigori Karassine. « Les hommes politiques occidentaux, qui nous traitent maintenant de tous les noms, de moins que rien, doivent comprendre cela. »

Il a ajouté que le président Vladimir Poutine avait demandé à la Douma, et obtenu, le droit d'utiliser l'armée en Ukraine pour démontrer « le sérieux des intentions de la Fédération de Russie. »

La Grande-Bretagne alarmiste

La situation en Ukraine est la crise la plus inquiétante à laquelle l'Europe a fait face depuis le début de 21e siècle, a estimé lundi le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague.

Il s'est inquiété de la possibilité, bien réelle selon lui, que la Russie ne décide d'envoyer plus de troupes en Ukraine.

La Russie doit rappeler ses troupes de Crimée, a-t-il ajouté, puisque cette intervention a créé « une situation dangereuse et tendue » dans la région.

INOLTRE SU HUFFPOST

Kiev à feu et à sang: les manifs de février 2014