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Ukraine: L'UE menace de remettre en cause ses relations avec la Russie

03/03/2014 12:13 EST | Actualisé 03/05/2014 05:12 EDT

L'Union européenne a menacé lundi de remettre en cause ses relations avec la Russie en l'absence de "désescalade" en Ukraine, et se dirige vers un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement jeudi.

"En l'absence de mesures de désescalade de la part de la Russie, l'UE devrait décider des conséquences sur les relations bilatérales entre l'UE et la Russie", ont indiqué les ministres européens des Affaires étrangères dans une déclaration obtenue par l'AFP.

Ils se réunissaient pour la deuxième fois en moins de deux semaines sur la crise ukrainienne à Bruxelles.

Le texte parle des conséquences pour "les discussions bilatérales avec les autorités russes sur les visas", de même que sur un nouvel accord de coopération.

"Si il n'y a pas de mesures rapides et concrètes de désescalade, toute une série de contacts seront coupés", a confirmé le ministre français, Laurent Fabius. Il a cité "la suspension des discussions sur les visas et les accords économiques". "Cela veut dire concrètement que les ponts seront coupés sur beaucoup de sujets".

"S'il n'y a pas désescalade avant jeudi, ces mesures prendront effet", a affirmé le ministre, en confirmant que jeudi était "le jour probable" d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement. "La France souhaite que ce sommet se tienne", a-t-il dit.

"Si la Russie ne décide pas de contribuer de manière crédible et rapide à la désescalade, nous devrons prendre des décisions qui affecteront nos relations" avec Moscou, a déclaré son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier.

Pour M. Fabius comme pour de nombreux ministres européens, "c'est la crise la plus grave depuis 20 ans". C'est un "sentiment de très grande gravité qui se dégage", a-t-il commenté.

M. Fabius a souligné que les Européens "souhaitent qu'il y ait un dialogue" avec la Russie, mais "il faut que les Russes s'y prêtent". "L'état d'esprit général est la fermeté et, dans la mesure où c'est encore possible, la volonté de dialogue".

L'UE demande d'abord "le retrait des troupes, c'est la première mesure concrète de désescalade", a dit M. Fabius, avec "l'acceptation des discussions".

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