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Ukraine: les USA demandent l'envoi "immédiat" d'observateurs de l'OSCE

03/03/2014 04:02 EST | Actualisé 02/05/2014 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont réclamé lundi l'envoi "immédiat" en Ukraine d'observateurs de l'OSCE (Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe).

Cette demande, assortie d'une critique très ferme de la Russie, a été faite lors d'une réunion spéciale de l'OSCE à Vienne.

Une telle mission devra notamment tenter d'"assurer la protection des droits des minorités" et "veiller au respect de l'intégrité territoriale", a plaidé le représentant des Etats-Unis, Daniel Baer, devant ses collègues.

L'Otan avait demandé dès dimanche le déploiement d'observateurs internationaux en Ukraine pour résoudre la crise pacifiquement.

Le président en exercice de l'OSCE, le Suisse Didier Burkhalter, a parallèlement proposé à Genève l'envoi d'une mission en Ukraine pour enquêter sur les "incidents" dans ce pays.

M. Burkhalter a aussi repris à son compte la proposition allemande d'un "groupe de contact" sur la crise en Ukraine. Selon Berlin, le président russe Vladimir Poutine a accepté cette initiative.

A Vienne, Daniel Baer a répété, en des termes très durs, les reproches faits à Moscou par Washington. Il a énuméré pas moins de six traités et accords internationaux enfreints, selon les Etats-Unis, par "la Russie dans ses actions en Ukraine et contre l'Ukraine".

"Les obligations et les engagements que la Fédération de Russie viole directement", a-t-il insisté, "sont précisément ceux à propos desquels nous les avons si souvent entendus faire de fermes déclarations demandant leur respect".

Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, sera à Kiev mardi pour soutenir le nouveau régime ukrainien face à "l'occupation" de la Crimée par la Russie, un acte pour lequel Washington a commencé à prendre des mesures punitives contre Moscou.

Des réunions à caractère économique et un voyage d'une délégation russe à Washington pour parler énergie ont déjà été annulés. Une réunion de coopération militaire est également en suspens.

Pire, la Russie a été fermement prévenue qu'elle pourrait perdre son siège à la table des grandes puissances, au sein du club du G8.

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