INTERNATIONAL

Des militaires russes continuent de débarquer massivement en Crimée

03/03/2014 06:31 EST | Actualisé 03/05/2014 05:12 EDT
Sean Gallup via Getty Images
SIMFEROPOL, UKRAINE - MARCH 03: A Russian flag stands outside a local government building where pro-Russian militants and heavily-armed troops displaying no identifying insignia stood guard on March 3, 2014 in Simferopol, Ukraine. Police have removed roadblocks in the city center and access to the Crimean Parliament building is open again in signs that daily life is returning to a form of normalcy and that pro-Russian forces have cemented their control of the Crimean capital. Meanwhile world leaders have warned Russian President Vladimir Putin against further escalation that could spark war between Russia and Ukraine. (Photo by Sean Gallup/Getty Images)

Des militaires russes continuent de débarquer massivement en Crimée, en violation des accords internationaux, ont dénoncé lundi les gardes-frontières ukrainiens.

Au cours des dernières 24 heures, dix hélicoptères de combat et huit avions de transport russes ont atterri en Crimée, sans que l'Ukraine ne soit prévenue, contrairement aux accords entre les deux pays sur le statut de la flotte de la mer Noire russe, stationnée en Crimée, qui prévoient que Kiev soit informé 72 heures à l'avance de tels mouvements de troupe.

Depuis le 1er mars, quatre navires de guerre russes de la flotte de la Baltique sont également entrés dans le port de Sébastopol, selon la même source.

Des soldats non identifiés agissant pour le compte des autorités pro-russes locales ont pris le contrôle d'une partie de la Crimée, assiégeant les soldats ukrainiens dans leurs casernes.

La Crimée qui était aux mains des Turcs a été conquise par la Russie à la fin du XVIIIe siècle. Elle a d'abord appartenu, au sein de l'URSS, à la Russie, avant d'être rattachée à l'Ukraine en 1954.

La Russie a déjà augmenté de 6.000 soldats sa présence en Crimée d'après le ministère ukrainien de la Défense.

Le parlement russe a donné samedi le feu vert aux forces armées russes pour intervenir en Ukraine.

INOLTRE SU HUFFPOST

Kiev à feu et à sang: les manifs de février 2014