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Netanyahu est arrivé à la Maison Blanche pour des entretiens avec Obama

03/03/2014 02:02 EST | Actualisé 03/05/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est rendu lundi après-midi à la Maison Blanche pour s'entretenir du processus de paix au Proche-Orient avec le président Barack Obama.

Arrivé peu avant 13H45 (18H45 GMT) à bord d'un gros 4x4 noir et sous la neige, M. Netanyahu n'a pas fait de déclaration et s'est engouffré dans l'aile occidentale du siège de l'exécutif américain.

Lors de ces entretiens dans le Bureau ovale, M. Obama devrait exhorter son hôte à accepter un accord-cadre sur les négociations de paix avec les Palestiniens à l'approche d'une date-butoir.

Les pourparlers de paix, qui ont repris en juillet 2013 après quasiment trois ans d'interruption, sont en effet censés déboucher d'ici au 29 avril sur un "accord-cadre" traçant les grandes lignes d'un règlement définitif sur les questions dites de "statut final": les frontières, les colonies, la sécurité, le statut de Jérusalem et les réfugiés palestiniens.

Mais les discussions n'ont jusqu'ici pas enregistré d'avancées concrètes.

Dans un entretien publié dimanche par Bloomberg, M. Obama a mis en garde M. Netanyahu au sujet de la "construction accélérée dans les colonies" et estimé que "si les Palestiniens arrivent à la conclusion qu'un Etat palestinien souverain et contigu n'est plus possible, alors notre capacité à (en) gérer les conséquences internationales sera limitée".

Deux semaines après M. Netanyahu, M. Obama recevra le président palestinien Mahmoud Abbas. Les Palestiniens ont manifesté leur hostilité à un accord-cadre qui inclurait "l'exigence d'une reconnaissance de la judéité de l'Etat d'Israël comme Etat-nation juif", élément cardinal d'un accord de paix pour M. Netanyahu.

Dimanche avant de quitter Israël, le Premier ministre, qui entretient des relations personnelles peu chaleureuses avec M. Obama, a estimé que "ces dernières années, l'Etat d'Israël avait fait l'objet de diverses pressions". "Nous les avons rejetées. Nous l'avons fait dans le passé, nous allons le faire à l'avenir", a-t-il ajouté.

tq/mdm

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