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L'industrie uranifère dans la mire du BAPE

03/03/2014 11:00 EST | Actualisé 03/05/2014 05:12 EDT

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement se penchera sur le développement de l'uranium au Québec.

Le ministre québécois de l'Environnement, Yves-François Blanchet, a annoncé lundi avoir confié le mandat au BAPE, qui enquêtera et mènera une consultation publique sur les impacts environnementaux et sociaux de l'exploration et de l'exploitation de la filière uranifère au Québec.

Le BAPE rendra publique, dans la foulée, une étude réalisée par des chercheurs de l'Université Laval sur l'état des connaissances actuelles et les impacts de l'exploitation des gisements d'uranium au Québec.

Le mandat du BAPE débutera le 20 mai prochain et devrait durer un an.

Selon le ministre Blanchet, le BAPE sera répondre aux inquiétudes des Québécois concernant l'industrie uranifère.

« En confiant ce mandat au BAPE, le gouvernement s'assure de prendre en considération les préoccupations de la population et s'engage à prendre des décisions qui tiennent compte des répercussions que ce type d'activité peut avoir sur l'environnement, l'économie et le milieu social des communautés qui habitent les territoires concernés », a-t-il dit.

Le gouvernement avait annoncé la suspension de l'exploration et l'exploitation de l'uranium au Québec l'an dernier, le temps qu'une vraie étude fasse le point sur la question.

Les Cris satisfaits

Le ministre a également confirmé que les communautés autochtones seront impliquées dans le processus.

La Nation crie, traditionnellement opposée à l'exploitation de l'uranium, s'est réjouie de cette consultation, qu'elle réclamait depuis plusieurs années.

« Le gouvernement du Québec et le gouvernement de la Nation crie se sont engagés à travailler étroitement ensemble, avant et pendant le mandat du BAPE, pour faire en sorte que le processus du BAPE concernant la filière uranifère au Québec aille de l'avant d'une façon qui respecte les droits issus de traités des Cris et les exigences de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois », a fait savoir par communiqué le grand chef Matthew Coon Come.

Il a ajouté que les Premières Nations étaient également préoccupées par les impacts de l'exploitation uranifère sur l'environnement et les terres qu'occupent les communautés.

M. Coon Come a rappelé que la Nation crie a décrété un moratoire permanent concernant toutes les activités de l'industrie uranifère sur le territoire de la région Eeyou Istchee, le territoire cri défini par la Convention de la Baie James et du Nord québécois.

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