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Exécution de déficients intellectuels : le test de QI ne suffit pas, tranche la Cour américaine

03/03/2014 10:12 EST | Actualisé 03/05/2014 05:12 EDT

Les États américains ne devraient pas considérer uniquement le résultat à un test de quotient intellectuel pour déterminer si un détenu condamné à la peine capitale doit être exécuté ou non, a indiqué lundi la Cour suprême des États-Unis.

Douze ans après que le plus haut tribunal du pays eut interdit la mise à mort des prisonniers ayant une déficience intellectuelle, les juges ont examiné les procédures utilisées par les États pour évaluer la santé mentale des détenus.

Cinq des neuf magistrats, soit un nombre suffisant pour constituer une majorité, ont souligné à plusieurs reprises que les tests de QI et d'autres examens du même genre comportaient une marge d'erreur.

Ils ont remis en question une pratique observée en Floride et dans d'autres États, où tout détenu qui obtient 70 points et plus à un test de QI ne peut prétendre être aux prises avec une déficience intellectuelle.

Les juges ont ainsi rejeté l'argument du procureur général de la Floride Allen Winsor, qui arguait qu'il n'y avait aucune flexibilité possible lorsqu'un prisonnier condamné à la peine capitale obtient plus de 70 points à cette évaluation.

Les professionnels de la santé soutiennent que des individus affichant une performance de 75 points peuvent eux aussi être considérés comme ayant une déficience intellectuelle en raison de la marge d'erreur que comporte le test. Plusieurs s'entendent également pour dire que ce facteur de QI ne devrait pas être le seul à examiner pour qualifier une personne de déficiente intellectuelle.

M. Winsor a de son côté soutenu que le fait de renoncer à ce minimum de pointage pourrait doubler le nombre de prisonniers condamnés à mort prétendant être atteints d'une telle déficience.

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