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Brésil: la police militaire justifie l'invasion d'un commissariat

03/03/2014 03:10 EST | Actualisé 03/05/2014 05:12 EDT

Un policier militaire (PM) qui avait été "délivré" samedi d'un poste de police civile après avoir été arrêté a justifié lundi l'intervention de ses collègues lourdement armés à Rio Branco (ouest du Brésil).

Ce sergent de la PM, Wendel da Silva, avait été arrêté par un délégué de la police civile, Leonardo Santa Barbara, pour faux témoignage et désobéissance, après avoir refusé de soumettre un conducteur ivre à un test d'alcoolémie, selon le site G1. Comme le sergent refusait de signer l'acte de procédure, le délégué lui a signifié qu'il l'arrêtait.

Mis au courant, au moins 50 hommes du Bataillon d'opérations de choc (Bope) de la PM, en tenue professionnelle et lourdement armés, ont alors fait irruption dans les locaux du poste de police pour en retirer leur collègue, dans une grande confusion et avec échange de quelques coups.

La PM a ensuite tenu une réunion à huis clos pour décider des suites de cette affaire.

La police civile a dénoncé dimanche un acte qualifié de "corporatisme maléfique au sein de la sécurité publique" et raconté que "les policiers militaires étaient plus nombreux, avec des fusils".

La PM a pour sa part minimisé, parlant d'"incident clos". "Il n'y a pas de crise, a dit José dos Reis Anastacio, cité par G1. C'est un cas isolé qui est en train d'être réglé".

Wendel da Silva a justifié l'intervention de ses collègues en expliquant qu'on l'avait menacé d'une arme à feu à l'intérieur du poste de police.

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