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Ukraine: Poutine accepte de dialoguer avec un "groupe de contact" (Merkel)

02/03/2014 04:26 EST | Actualisé 02/05/2014 05:12 EDT

Vladimir Poutine a accepté une proposition d'Angela Merkel sur la création d'un "groupe de contact" pour entamer "un dialogue politique" sur l'Ukraine, a indiqué dimanche le gouvernement allemand, après un entretien téléphonique de la chancelière allemande avec le président russe.

"Le président Poutine a accepté la proposition de la chancelière d'établir immédiatement une mission d'enquête ainsi qu'un groupe de contact, éventuellement sous la direction de l'OSCE, pour entamer un dialogue politique", selon un communiqué du gouvernement allemand.

Dimanche, l'Otan a appelé la Russie et l'Ukraine à rechercher une "solution pacifique" à la crise à travers le "dialogue" et le déploiement d'observateurs internationaux", qui se ferait "sous les auspices du Conseil de sécurité des Nations unies ou de l'Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe".

Lors de son entretien téléphonique dimanche soir avec M. Poutine, la chancelière a "reproché au président russe d'avoir violé le droit international par l'intervention russe, inacceptable, en Crimée".

Mme Merkel a notamment fustigé la violation du mémorandum de Budapest de 1994, dans lequel la Russie s'était engagée à respecter l'indépendance et la souveraineté de l'Ukraine dans ses frontières existantes, ainsi que le traité sur la flotte russe de la Mer noire de 1997.

Dans la nuit de samedi à dimanche, le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait formulé des accusations similaires.

La chancelière a, par ailleurs, de nouveau exhorté M. Poutine à respecter l'intégrité territoriale de l'Ukraine, selon le communiqué.

Dans le Mémorandum de Budapest, signé en 1994, la Russie, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne s'étaient portés garants de l'indépendance de l'Ukraine en échange de son renoncement aux armes nucléaires après la chute de l'Union soviétique dont elle faisait partie.

Selon le traité de 1997, la base navale de la marine russe reste à Sébastopol, port de Crimée, grâce à un bail de vingt ans signé entre l'Ukraine et la Russie, qui court jusqu'en 2017.

Un peut plus tôt dans la soirée de dimanche, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, s'était montré sceptique quant à une éventuelle exclusion de la Russie du G8, évoquée par Washington, plaidant en faveur d'une désescalade de la situation en Ukraine.

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