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Le procès pour meurtre de Pistorius s'amorce lundi en Afrique du Sud

02/03/2014 07:05 EST | Actualisé 02/05/2014 05:12 EDT

JOHANNESBOURG, Afrique du Sud - Oscar Pistorius subit un procès pour le meurtre de sa copine hautement médiatisé à partir de lundi, en Afrique du Sud, qui n'est pas sans rappeler l'affaire O.J. Simpson, à la différence importante que Pistorius a reconnu avoir tué la victime.

Certains experts n'étant pas impliqués dans l'affaire affirment que le coureur handicapé et champion paralympique pourrait être condamné pour homicide même s'il devait être acquitté des chefs de meurtre prémédité.

Ils font valoir que Pistorius a enfreint la règle la plus élémentaire dans le maniement d'armes en tirant sur une porte fermée sans savoir — à tout le moins, selon ses dires — qui se trouvait derrière.

Le système de justice criminel et la culture des armes en Afrique du Sud seront sous les projecteurs internationaux durant le procès Pistorius, qui comporte des parallèles avec l'affaire O.J. Simpson aux États-Unis il y a 20 ans en raison du facteur de célébrité, les allégations à caractère sensationnaliste et la fascination qu'il suscite à travers le monde.

Des portions du procès seront diffusées en direct à la télévision, bien que le témoignage de Pistorius ne pourra être montré.

Pistorius a dit avoir cru en tirant sur Reeva Steenkamp à la présence d'un intrus chez lui aux petites heures du 14 février l'an dernier. La poursuite allègue qu'il a tiré intentionnellement plusieurs fois la victime dans la salle de bains à la suite d'une dispute.

Un élément de preuve clé sera l'analyse des traces de sang à l'intérieur de la salle de bains, selon J.C. de Klerk, un expert de la balistique ayant déjà travaillé pour la police sud-africaine. Il a affirmé que l'analyse pourrait donner une indication de la position de la victime lorsqu'elle a été atteinte par balles.

D'autres éléments de preuve pourraient émerger du contenu des téléphones mobiles de Steenkamp et Pistorius trouvés dans la maison.

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