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Le procès pour meurtre d'Oscar Pistorius s'ouvre lundi

02/03/2014 08:19 EST | Actualisé 02/05/2014 05:12 EDT

Le procès d'Oscar Pistorius pour le meurtre hautement médiatisé de sa copine débutera lundi, en Afrique du Sud. L'affaire n'est pas sans rappeler celle d'O.J. Simpson, à la différence importante que Pistorius a reconnu avoir tué la victime. 

Certains experts n'étant pas impliqués dans l'affaire affirment que le coureur handicapé et champion paralympique pourrait être condamné pour homicide, même s'il devait être acquitté des chefs de meurtre prémédité.

Ils font valoir que Pistorius a enfreint la règle la plus élémentaire dans le maniement d'armes en tirant sur une porte fermée sans savoir - à tout le moins, selon ses dires - qui se trouvait derrière.

Le système de justice criminel et la culture des armes en Afrique du Sud seront sous les projecteurs internationaux durant le procès Pistorius, qui comporte des parallèles avec l'affaire O.J. Simpson, survenue il y a 20 ans aux États-Unis, en raison du facteur de célébrité, des allégations à caractère sensationnaliste et de la fascination que l'histoire suscite à travers le monde.

Des portions du procès seront diffusées en direct à la télévision, bien que le témoignage de Pistorius ne pourra être montré.

En tirant sur Reeva Steenkamp, Pistorius a dit avoir cru  à la présence d'un intrus chez lui au petit matin le 14 février l'an dernier. La poursuite allègue qu'il a tiré intentionnellement plusieurs fois la victime dans la salle de bains à la suite d'une dispute.

Selon un expert de la balistique ayant déjà travaillé pour la police sud-africaine, J.C. de Klerk, un élément clé de la preuve sera l'analyse des traces de sang à l'intérieur de la salle de bains. L'expert affirme que l'analyse pourrait donner une indication de la position de la victime lorsqu'elle a été atteinte par balle.

D'autres éléments de preuve pourraient émerger du contenu des téléphones mobiles de Steenkamp et Pistorius trouvés dans la maison.

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