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Le plus puissant syndicat sud-africain prépare la création d'un parti politique

02/03/2014 12:13 EST | Actualisé 02/05/2014 05:12 EDT

Le plus puissant syndicat d'Afrique du Sud, l'Union nationale des métallurgistes sud-africain (Numsa), qui revendique 340.000 adhérents, a annoncé dimanche jeter les bases d'un nouveau parti politique qui défendra la "classe ouvrière".

Le porte-parole du syndicat, Castro Ngobese, a annoncé le lancement d'un nouveau programme, le "United Front Movement for Socialism", qui regroupera des organisations de gauche et visera à promouvoir une meilleure éducation, des services de santé et municipaux pour les Sud-Africains pauvres.

Ce sera "un développement qui mènera à la formation d'un parti politique indépendant représentant la classe ouvrière", a-t-il expliqué à l'AFP.

Le plus grand syndicat ouvrier du pays avait retiré en décembre son soutien au parti au gouvernement, l'ANC (Congrès national africain), anticipant les élections législatives de mai. Numsa avait dénoncé le fait que la politique suivi par l'ancien mouvement de libération était trop capitaliste.

"Nous devons travailler en étroite collaboration avec les services sociaux et les associations pour être sûrs que le Numsa soit en phase avec les problèmes de la classe ouvrière", a expliqué Castro Ngobese.

Le Numsa a appelé à une grève nationale le 19 mars pour demander au gouvernement de mener une politique plus en faveur des travailleurs.

Le comité de direction du Numsa débattra de la création du parti politique l'année prochaine, a ajouté le porte-parole.

Depuis la fin de l'apartheid et l'élection à la présidence de Nelson Mandela en 1994, le pays est dirigé sans discontinuer par l'ANC, qui s'appuie sur le Parti communiste et sur la grande confédération syndicale Cosatu, dont le Numsa est le membre le plus puissant.

Pour nombre des millions de pauvres sud-africains, peu de choses se sont améliorées depuis 1994.

L'Afrique du Sud est certes le pays le plus riche d'Afrique, mais elle est divisée par des inégalités profondes et persistantes. Chaque année, des centaines de manifestations qui dégénèrent souvent en violences y dénoncent les logements insalubres et les pénuries d'eau et d'électricité.

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