POLITIQUE

Référendum sur la souveraineté : le PQ ne veut pas brusquer la population

01/03/2014 04:57 EST | Actualisé 30/04/2014 05:12 EDT
PC

Le gouvernement du Parti québécois (PQ) ne veut pas brusquer la population en imposant un échéancier référendaire automatiquement après l'obtention d'un mandat majoritaire aux prochaines élections.

Un texte de Mylène Crête Twitter Courriel

En entrevue à l'émission les Coulisses du pouvoir, le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, a indiqué qu'un gouvernement péquiste ne tiendrait un référendum que s'il juge que c'est le désir d'une majorité de la population.

« Est-ce que ce sera dans le premier mandat, dans le deuxième, dans le troisième? Je ne le sais pas. Nous ferons ce cheminement avec les Québécois, mais nous nous engageons à respecter leur volonté. »

Sans reprendre l'expression des « conditions gagnantes » popularisée par l'ancien premier ministre Lucien Bouchard à la fin des années 1990, il a précisé qu'un gouvernement majoritaire du PQ ne se lancerait dans l'organisation d'un troisième référendum que s'il avait l'assurance ou presque de le remporter.

Une démocratie, deux communautés linguistiques

Questionné sur les ponts qu'il a tenté de créer avec les anglophones du Québec en tant que ministre responsable des relations avec cette communauté, Jean-François Lisée admet que la tâche était difficile, mais ajoute du même souffle qu'il a réussi à maintenir le dialogue et à faire entendre son message. « Quels que soient vos désaccords avec telle ou telle politique du Parti québécois, nous faisons partie de la même démocratie », explique-t-il.

Le gouvernement Marois a récemment essuyé les critiques du commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, qui affirmait dans une entrevue accordée au quotidien Le Devoir que la communauté anglophone au Québec est tolérée, mais qu'elle n'est pas valorisée. Le ministre s'est dit en désaccord avec ce point de vue, citant la construction du Centre de santé McGill à Montréal et le pavillon Molson de l'Université Concordia.

« Je comprends que mes amis anglophones considèrent que leur investissement dans le Québec n'est pas estimé à sa juste valeur, mais je dirais en revanche que plusieurs membres de la communauté anglo-Québécoise sous-estiment l'investissement que toute la société québécoise fait dans la communauté anglophone et dans ses institutions. »

L'entrevue avec Jean-François Lisée sera diffusée aux Coulisses du pouvoir dimanche à 11 h sur ICI Radio-Canada Télé.

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