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Irak: la violence ne s'essouffle pas, confirme le bilan des décès de l'ONU

01/03/2014 12:35 EST | Actualisé 01/05/2014 05:12 EDT

BAGDAD - Un total de 703 Irakiens ont perdu la vie en février dans le conflit qui secoue le pays, a affirmé l'ONU samedi.

Ces chiffres excluent les pertes des insurgés et celles de la province disputée d'Al-Anbar, dans l'ouest du pays, en raison de l'impossibilité de confirmer les décès.

Le bilan de la mission onusienne en Irak (UNAMI) est sensiblement le même qu'en janvier (733) et démontre que les violences qui ont éclaté à la suite d'une descente du gouvernement sur un camp de protestataires sunnites, il y a 10 mois, ne s'essoufflent pas.

En tout, 564 civils et 139 membres des forces de la sécurité ont été tués. L'UNAMI ajoute que 1381 Irakiens, dont 1179 civils, ont été blessés.

Avec 239 morts, Bagdad, la capitale, a été la plus durement touchée. Les provinces majoritairement sunnites de Salaheddin et Ninawa suivent, avec 121 et 94 morts, respectivement.

Des combattants liés à al-Qaïda et leurs alliés ont pris le contrôle de la ville de Fallouja et de certaines parties de Ramadi, la capitale provinciale d'al-Anbar, vers la fin décembre, après que les autorités eurent démantelé un camp de protestataires. Tout comme celui de Haija, dont le démantèlement en avril a provoqué la montée des violences en Irak, le camp d'al-Anbar avait été installé par des sunnites en colère contre le gouvernement chiite qui les traite, selon eux, comme des citoyens de second ordre.

Le gouvernement et ses alliés tribaux mènent quotidiennement des attaques pour assiéger les régions rebelles.

L'an dernier, l'Irak a connu son pire bilan de décès depuis le début de la guerre religieuse en 2007, avec 8868 morts selon les chiffres avancés par l'ONU.

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