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Coupe de la Ligue - Sunderland rêve d'incursion dans le monde de City

01/03/2014 07:47 EST | Actualisé 01/05/2014 05:12 EDT

Manchester City, de retour à Wembley pour la troisième fois en quatre ans, "accueille" dimanche en finale de la Coupe de la Ligue une équipe de Sunderland en difficulté en championnat et bien décidée à ne pas brader sa part du gâteau.

Le passé a maintes fois montré qu'il savait réserver des surprises. Tout récemment encore: les Citizens, titrés en 70 et 76, se sont ainsi inclinés il y a dix mois en finale de Coupe d'Angleterre, contre Wigan.

Les Blackcats ont d'ailleurs un profil similaire à Wigan, qui n'avait pu éviter la relégation ensuite. "Je n'aime pas parler aux joueurs de ce qui s'est passé l'an dernier mais je suis sûr que pour chacun d'entre eux, cela a été une leçon", a prévenu Manuel Pellegrini, l'entraîneur des favoris.

"Ce n'est pas une revanche: c'est une autre équipe, une autre saison", a-t-il souligné toutefois.

Son équipe, qui a signé jusqu'ici un parcours quasi-parfait dans cette compétition avec 19 buts inscrits et un seul encaissé en cinq matches, et toujours en course pour un formidable quadruplé, au moins jusqu'au 8e de finale retour de C1 à Barcelone, traverse pourtant une zone de turbulences.

Injouable jusqu'à fin janvier, le 3e de Premier League n'a en effet remporté ensuite que deux de ses cinq derniers matches. L'absence d'Agüero est une explication toute trouvée. Et même si Negredo ou Dzeko ont d'excellentes statistiques dans la compétition, le retour possible dimanche du "serial buteur" argentin est une excellente nouvelle pour ses coéquipiers, alors que Jovetic et Nastasic sont encore forfait.

- De l'obscurité à la lumière -

En face, l'atout majeur se nomme Adam Johnson, l'ailier qui vient d'inscrire six buts en sept matches.

Un peu maigre toutefois, pour une équipe étonnamment encore en lice pour un doublé dans les Coupes nationales mais qui n'a plus rien remporté depuis une FA Cup en 1973. En Coupe de la Ligue, Sunderland a visité Wembley en 1985, alors que sa dernière finale toutes compétitions confondues remonte, elle, à 1992.

D'où, sans doute, un surplus de motivation.

"C'est un rendez-vous spécial, assure l'entraîneur Gustavo Poyet, qui a avantageusement remplacé Paulo Di Canio en octobre. D'abord parce que je ne m'y attendais pas pour ma première saison, ensuite parce que le club était dans l'obscurité quand je suis arrivé. Et là, on se retrouve à 90 ou 120 minutes d'être les gens les plus heureux d'Angleterre".

Pour en arriver là, ses joueurs n'ont pas chômé. A l'issue d'un parcours nettement plus relevé que celui de l'adversaire, lors duquel ils ont déjà encaissé sept buts, ils ont notamment réussi à écarter Chelsea et Manchester United.

De quoi inciter à la prudence des Citizens battus lors de leur deux derniers duels.

Il faut juste souhaiter à l'outsider, seulement privé de Liam Bridcutt, que cette finale n'arrive pas un peu tard. La magie insufflée par Poyet a en effet un peu tendance à se dissiper pour cette équipe longtemps 20e cette saison et engagée dans une lutte cruelle pour le maintien.

Alors qu'elle était remontée à la 14e place en championnat, l'objectif prioritaire du club, deux défaites viennent en effet de la faire replonger à la 18e place. Alors, autant s'offrir un peu d'exaltation avant de retourner à la mine.

cd/dla/gv

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