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Ukraine : Obama dans la mêlée

28/02/2014 11:03 EST | Actualisé 30/04/2014 05:12 EDT

Barack Obama a mis la Russie en garde vendredi, prévenant qu'une intervention militaire en Ukraine aurait un prix à payer, dans une atmosphère de tension avec son vieil ennemi Vladimir Poutine rappelant la Guerre froide.

« Nous sommes profondément préoccupés par les informations faisant état de mouvements militaires à l'initiative de la Fédération de Russie en Ukraine », a déclaré le président des États-Unis lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche.

« Les États-Unis seront d'accord avec la communauté internationale pour affirmer qu'une intervention militaire en Ukraine aurait des coûts », a-t-il ajouté.

Le président Obama et les chefs d'États et de gouvernement européens pourraient pratiquer la politique de la chaise vide au sommet du G8 prévu cet été à Moscou en cas d'intervention militaire de la Russie en Ukraine, a précisé un haut responsable américain.

Barack Obama n'a pas précisé ce qu'il considérerait comme une intervention militaire de la Russie.

La Russie, qui dispose d'une très importante base navale en Crimée, affirme avoir le droit d'organiser des mouvements de troupes en Ukraine dans le cadre d'un accord entre les deux anciens voisins soviétiques.

Des responsables américains ont dit avoir vu des indications de mouvements de troupes russes en Crimée, mais sans pouvoir donner le nombre de ces troupes ni le but de ces mouvements.

Le président de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, le républicain Mike Rogers, s'est montré plus affirmatif. « Il apparaît que l'armée russe contrôle désormais la péninsule de Crimée », déclare-t-il dans un communiqué.

Un haut responsable américain indique qu'une des ripostes des États-Unis pourrait être de refuser le renforcement des relations commerciales recherché par Moscou.

Pas d'urgence, dit Lagarde

En ce qui concerne l'aide du Fonds monétaire international, soutenue à la fois par les États-Unis et la Russie, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a semblé
temporiser. L'Ukraine, qui dit avoir besoin de 35 milliards de dollars sur deux ans pour éviter un défaut de paiement, dont quatre milliards de dollars immédiatement.

« Nous ne voyons rien qui soit critique, qui mérite de paniquer actuellement", a déclaré Christine Lagarde à la presse. "Nous souhaiterions que les autorités (ukrainiennes)
s'abstiennent de lancer des chiffres qui ne veulent rien dire tant qu'ils n'ont pas été évalués correctement. »

Les élus du Congrès américain préparent un plan d'aide à l'Ukraine qui fera partie d'un programme plus vaste en coordination avec l'Union européenne, le FMI et d'autres
partenaires internationaux, a précisé le sénateur Chris Murphy, président de la sous-commission du Sénat sur les Affaires européennes.

Selon le sénateur John McCain, traditionnel critique de Vladimir Poutine, des sanctions économiques et diplomatiques pourraient être imposées. Mais Vladimir Poutine ne craint pas les États-Unis, a-t-il dit à la chaîne de télévision CNN.

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