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Syrie: le Conseil national syrien va réintégrer la Coalition de l'opposition

28/02/2014 02:29 EST | Actualisé 30/04/2014 05:12 EDT

Le Conseil national syrien (CNS) a annoncé vendredi sa décision de réintégrer la Coalition de l'opposition syrienne qu'il avait quittée en janvier pour protester contre la décision de cette dernière de participer à la conférence de Genève II.

Le CNS, qui était la plus importante composante de la Coalition, a "décidé lors de la réunion de son secrétariat général les 27 et 28 février à Istanbul de réintégrer la Coalition", a indiqué un communiqué de ce groupe.

Le CNS s'était retiré le 21 janvier de la Coalition pour protester contre la décision de cette dernière de participer à la conférence de paix de Genève et de négocier avec le régime de Damas sur une solution politique au conflit.

Le CNS, qui a toujours refusé de négocier tant qu'il n'y aurait pas de garanties d'un départ du président Bachar al-Assad, avait estimé qu'en décidant de participer à cette conférence, la Coalition reniait ses "engagements" à l'égard de la révolte syrienne.

Dans son communiqué du vendredi, le CNS a estimé que sa décision de réintégrer la Coalition avait été "prise après l'échec des deux sessions de négociations à Genève".

Basée à Istanbul, la Coalition -qui rassemble plusieurs groupes de l'opposition- est considérée comme l'un de plus importants représentants de l'opposition syrienne, mais elle peine à présenter un front uni, et a du mal à faire reconnaître sa légitimité sur le terrain.

Selon un membre de la Coalition, une majorité des deux-tiers des 120 membres du conseil général de la Coalition est nécessaire pour la réadmission du CNS.

"Notre position sur la participation à Genève n'a pas changé, nous voulons juste confronter nos positions sur ce point avec la direction de la Coalition à l'intérieur" des instances de l'organisation, a dit à l'AFP Samir Nachar, dirigeant du CNS.

Selon lui, "la majorité des dirigeants qui étaient favorables dans un premier temps à une participation aux négociations sont à présent convaincus que Genève ne mènera pas à une solution politique" du conflit en Syrie.

La conférence de Genève s'était ouverte le 22 janvier et les tractations entre Damas et l'opposition s'étaient poursuivies jusqu'au 15 février, mais sans produire aucun résultat.

Malgré cet échec, le Premier ministre du gouvernement de transition de l'opposition, Ahmad Tomeh, a dit jeudi toujours "croire à une solution négociée" pour la paix dans son pays.

Le médiateur de l'ONU pour le dossier syrien, Lakhdar Brahimi, a lui aussi estimé le même jour que "Genève n'est pas encore un échec".

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