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Obama lance la campagne des législatives de novembre

28/02/2014 08:03 EST | Actualisé 02/03/2014 08:49 EST
ASSOCIATED PRESS
President Barack Obama gestures as he speaks to the media during a photo opportunity with Haiti President Michel Martelly in the Oval Office of the White House in Washington, Thursday, Feb. 6, 2014. (AP Photo/Carolyn Kaster)

WASHINGTON - Le président des États-Unis Barack Obama, très offensif, a harangué ses troupes démocrates vendredi en vue des législatives de novembre, dont dépendra sa marge de manoeuvre pour la fin de son second mandat.

M. Obama, dont le programme législatif a été paralysé après la prise de contrôle en 2011 de la Chambre des représentants par ses adversaires républicains, a estimé que les conservateurs "présentent une théorie de l'économie qui a toujours été dommageable aux Etats-Unis".

"Ils pensent qu'il faut alléger les impôts des plus riches et investir moins dans l'éducation et la recherche (...) Ils pensent qu'il faut éliminer le filet de sécurité pour plus de gens", a raillé le président, qui lutte depuis trois ans contre les conservateurs sur les priorités budgétaires et fiscales, avec de nombreuses crises à la clé.

"C'est une théorie qu'ils ont mise en application avant la crise de 2008, une théorie qu'ils ont répétée pendant l'élection (présidentielle) de 2012. Et les Américains ont dit non merci", a rappelé M. Obama, nettement réélu en novembre 2012.

Les législatives de novembre renouvelleront les 435 élus de la Chambre et le tiers du Sénat, actuellement à majorité démocrate.

Mais étant donné le découpage électoral et la cote des démocrates généralement en baisse, les sondages leur donnent peu de chances de reprendre la Chambre et laissent même planer la possibilité de perdre le Sénat.

Ces élections seront le choix des "opportunités pour une poignée de personnes, ou des opportunités pour tous", a assuré M. Obama lors d'une réunion de responsables de son parti à Washington.

"Les républicains disent tout le temps au pays ce à quoi ils sont opposés. Ils sont contre la réforme de l'assurance-maladie" promulguée en 2010, a rappelé le président, assurant que ce dispositif fonctionnait après un début chaotique en octobre.

"Ils sont contre le salaire minimum. Ils sont contre l'égalité salariale entre hommes et femmes. Ils sont contre une réforme de l'immigration de bon sens. Ils sont contre l'existence même du changement climatique", a-t-il énuméré, autant de priorités démocrates à l'avenir flou au Congrès.

"Mais, chers démocrates, nous allons dire aux Etats-Unis ce pour quoi nous sommes". Si "nous en appelons aux espoirs des Américains plutôt qu'à leurs peurs (...) nous n'allons pas seulement gagner en novembre, nous gagnerons pour les Etats-Unis et notre avenir", a-t-il conclu sous les vivats.

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